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Son origine est incertaine et controversée. Certains penchent
pour l'Afrique Australe, d'autres pour l'Inde.
L'éthymologie de son nom remonte à la pomme : mêlon
en grec, malum en latin.
Le melon, à la frontière du fruit et du légume,
appartient à la grande famille des Cucurbitacées, des plantes
annuelles, sarmenteuses, rampantes ou grimpantes, comme le concombre, la
pastèque, la courgette, la citrouille ou le potiron. Plante rampante
annuelle, le melon étend des tiges longues de 1,5 m à 2 m
couvertes de poils gris. Les feuilles sont velues et d'une grande diversité
de formes, les fleurs sont
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petites et jaunes. Certains fruits ne sont pas
plus gros qu'une olive ou ont la taille d'une courge selon la variété.
Sous l'écorce dure et immangeable, coriace et imperméable
à la déshydratation de " cette baie cortiquée " ou
baie à écorce, lisse, ridée, striée et même
bourrelée, une chair fondante, allant du blanc par l'orange en passant
par le vert, de l'insipide au sucré en passant par l'amer, renferme
dans une cavité centrale, des graines jaunâtres, plates, ovales
et pointues.
Les hommes ont disséminé les graines de melon un peu
partout, délibérement ou par inadvertance. En retournant
dans le Nouveau Monde, Christophe Colomb découvrit des melons poussant
en abondance près des points d'eau sur les lieux de ses précédents
séjours.
Dans les Annales de sciences naturelles de 1859, Charles Naudin
rapporte le cas d'un croisement du melon sauvage de l'Inde et de celui
d'Afrique qui donna d'une part, une variété de dix fois la
taille des parents, d'autre part des fruits gros comme des noix. Le catalogue
d'André de Vilmorin de 1778 cite plusieurs variétés
sélectionnées et celui de 1883 pas moins de 65.
Si la nostalgie du goût parfumé des anciennes variétés
est pleinement justifié pour beaucoup d'espèces, ce n'est
pas le cas du melon dont le goût et la teneur en sucre se sont considérablement
améliorés au cours des dernières décennies.
Si les variétés de melons sont innombrables, les variétés
commerciales, issues de sélections sévères, appartiennent
à trois groupes principaux : les melons brodés, les cantaloups,
les melons d'hiver.
Les melons brodés, typiques des melons de serre, ont
une peau ridée, réticulée, parcourue de nervures en
relief. Leur couleur varie du jaune au vert, ils ont une chair très
parfumée et très sucrée, jaune ou blanche, ils sont
gros et ovales ou ronds comme le Boule d'or, le sucrin de Tours,
ou le Gallia.
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Les cantaloups ou melons à peau lisse sont les
plus savoureux et les plus réputés. Ils ont la chair orange,
sucrée et aromatique. Parmi eux on trouve, le Charentais,
le célèbre Cavaillon et l'Ogden une variété
d'origine israélienne mise au point en 1960.
Enfin le dernier groupe est celui des melons d'hiver qui se
gardent longtemps. Ils sont ronds ou ovales, jaunes ou verts, lisses ou
ridés et leur chair n'est ni aussi odorante, ni aussi sucrée.
Ces melons comme le melon de Valence, le melon d'Antibes
ou le melon d'Espagne se gardent jusqu'à un mois et sont
largement commercialisés. |
La qualité des melons se juge à leur saveur due à
leur tenue en sucre, à leur parfum, à l'abondance de leur
jus à la texture de leur chair. Les spécialistes disposent
d'outils pour mesurer ces critères. Ainsi les duromètres
servent à tester la fermeté. La teneur en sucre est mesurée
par l'indice réfractométrique (IR). Il y a un mode automatisé
de l'IR : une minuscule carotte de pulpe et d'écorce est prélevée,
analysée et remise en place et pastillée avec de la cire
naturelle, ce qui permet de classer le melon selon sa teneur en sucre.
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