Plante herbacée vivace, probablement originaire du Moyen-Orient,
le cresson est connu depuis l'Antiquité pour ses propriétés
médicinales. On en trouve trace dans les écrits grecs. Il
était très apprécié des Romains, amateurs de
mets épicés et de salades piquantes, comme légume,
mais aussi comme remède tonique, diurétique, apéritif,
dépuratif, fébrifuge, reminéralisant, anti-anémique
et vermifuge. Xénophon nous apprend que lorsque les jeunes Perses
allaient à la chasse, ils se contentaient de pain assaisonné
de cresson et arrosé d'eau puisée aux sources.
Selon Aristophane, le cresson est capable de donner de la force, du
courage et du caractère. Hippocrate prescrivait le cresson pilé
avec de l'hysope, de la moutarde et du miel, comme remède contre
la pneumonie.
Au Moyen Âge, l'École de Salerne le conseillait en emplâtre
pour guérir de la pelade et des maux de dents.
Enfin, le cresson a été longtemps inscrit à la
pharmacopée française, comme composant du "sirop de raifort
composé".
Au Moyen Âge, il constituait dans notre pays une des "
herbes potagères " les plus populaires. Dès le 12e
siècle, on en récoltait couramment en Artois, en Picardie,
en Touraine et aux alentours de Paris