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( Brassica oleracea, var. capitata, var. sabauda, var.
gemmifera; Angl : cabagge )
Natif d'Europe, le chou se rencontre à l'état sauvage
sur le falaises et les rochers littoraux de la Manche, de l'Océan
et de la Méditerranée occidentale. La domestication du chou,
de la famille des Crucifères au même titre que le brocoli,
le chou-fleur, le chou-rave, etc. remonte au néolithique. Le chou
primitif a évolué au cours des siècles et les variétés,
aujourd'hui répandues dans les champs et les jardins du monde entier,
se sont multipliées. On a modifié son feuillage afin
d'obtenir des feuilles plus nombreuses et plus serrées. Cela a permis
d'obtenir des choux pommés très serrés, à la
tige atrophiée qui permet aux feuilles de s'imbriquer étroitement
les unes dans les autres et de former une boule plus ou moins compacte,
ronde ou conique. Mis à part le chou de Bruxelles, né vers
1820, ce sont des aliments très anciens dans l'éventail alimentaire.
On distingue quatre variétés : le chou cabus, le
quintal d'Alsace, le chou de Milan et le chou
de Bruxelles.
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Le chou cabus a des feuilles lisses, il est rouge ou blanc,
de forme ronde ou ovale, sa taille varie entre 40 et 50 cm. " Cabus " signifie
" tête ". Le cabus rouge est le plus petit d'entre eux et son goût
piquant est plus prononcé que celui du cabus blanc à saveur
plus douce. Faciles à cultiver, même en montagne, sous un
climat froid, les choux cabus sont les plus cultivés d'Europe et
fournissent toute l'année des légumes frais ou stockés.
Parmi les variétés les plus courantes, on peut citer : le
" Précoce de Louviers " et le " Cœur de bœuf " qui sont coniques
et volumineux; le " Tête de Pierre " et l ' " Acre d'or " ronds et
blancs; le " Gros rouge ", chou tardif et la " Tête de nègre
", très gros, de couleur rouge foncé.
Le quintal d'Alsace aux feuilles entières, lisses
s'imbriquant très étroitement les unes dans les autres pour
former une forte
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tête peut être de forme pointue et se récolte
avant les gelées. Fortement dosé de ferments lactiques, il
sert plus spécialement à préparer la choucroute. Le
chou est mis en lanières et mis à fermenter dans des cuves.
Le chou de Milan appelé aussi chou de Savoie a des feuilles
frisées, gaufrées, cloquées allant du vert olive au
vert foncé, une pomme toute ronde. Comme son nom l'indique,
il serait d'origine italienne. A la fois pommé et frisé,
il est plus petit que les choux cabus; il atteint 30 à 40 cm. Sa
tête est moins compacte. Bien qu'il soit cuisiné braisé,
en soupe ou farci, il a moins d'emplois culinaires que le chou cabus. Il
s'accommode de températures très en dessous de zéro.
Les variétés de chou pommé alimente le marché
français quasiment toute l'année, quoique fort peu en été.
En raison de ses faibles exigences climatiques, il est cultivé dans
de nombreuses régions françaises : principalement en Provence-Alpes-Côte-d'Azur
mais aussi en Basse-Normandie, en Bretagne, en Ile-de-France et dans le
Nord.
[HAUT DE LA PAGE] 
Parmi les variétés comestibles qui intéressèrent
les cueilleurs dans leur recherche ou dans leur inspiration culinaire,
le chou fait figure de doyen. Le chou maritime, Brassica oleracea,
qui existe encore à l'état spontané sur les côtes
de la Manche, montre comment on peut arriver à de nombreuses variétés
par la magie de l'agriculture : plus de 400 !
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Les peuples néolithiques du Proche-Orient comme les Égyptiens
et les Hébreux ignoraient le chou ce vieil européen. Le premier
texte a faire mention du chou est le Traité des herbages
d'Eudème d'Athènes. L'auteur y distingue trois espèces
de choux cultivés. Chez les Grecs et les Romains, le chou,
mangé au cours des banquets bien arrosés, avait la réputation
de préserver de l'ivresse. C'est la raison pour laquelle il doit
son origine légendaire au pire ennemi que Dionysos eut jamais :
Lycurgue, le roi des Édoniens, les très anciens Spartiates.
Dionysos envahit la Thrace pour y faire connaître le vin lorsque
Lycurgue s'interposa. Armé de son seul aiguillon à bœuf,
il captura l'armée délirante toute entière sauf
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Dionysos
qui plongea dans la mer et trouva refuge auprès de Téthis.
Rhéa, la déesse de la Terre, rendit Lycurgue complètement
fou. Prenant son propre fils pour un pied de vigne, il entreprit
de le tailler à coups de hache. Les Édoniens parvinrent à
le maîtriser et, après l'avoir torturé, le firent écarteler.
Des larmes de Lycurgue naquirent des choux qui surgirent ça et là
dans la terre.
Les Romains disaient que le chou chassait la mélancolie. Très
riche en vitamines et sels minéraux, le chou apporte les éléments
indispensables pour affronter la mauvaise saison et prépare l'estomac
aux libations et aux repas copieux. Cette tradition fort ancienne de croquer
quelques feuilles crues avant de lever le coude s'est perpétuée
dans les pays de l'Est pour contrecarrer les effets de la vodka.
Il semblerait que les vitamines B dont les feuilles de chou sont si
riches auraient une vertu oxygénante et calmante, bien venue
lorsque les vapeurs d'alcool embrument les cerveaux. Les travaux d'une
université du Texas ont même permis d'extraire du chou un
remède contre l'alcoolisme.
Le chou, comme Lycurgue, reste l'ennemi juré de la vigne, à
ce point que les agriculteurs méditerranéens n'en plantent
jamais à proximité immédiate du vignoble, ne serait-ce
que pour éviter que les abeilles ne transportent son odeur sur les
grappes. De même, il est cultivé loin des ruches, sinon le
miel en deviendrait infâme.
Légume populaire par excellence, le chou a mené de front
des carrières glorieuses d'aliment et de remède. Dans le
peuple, chez les Romains, on le mangeait simplement avec du sel et du thym.
Horace, qui fait preuve d'une certaine affectation pour tout ce qui est
rustique, s'en régalait avec du petit salé.
| Diogène, qui on le sait vivait dans un tonneau, ne se nourrissait
que de chou et d'eau claire, puisée avec ses mains depuis qu'il
avait jeté son écuelle. Mais un autre philosophe, Aristippe
de Cyrène, fondateur de la secte des hédonistes, s'était
voué, de son côté, à la recherche de plaisirs
subtils et raffinés. Il ne manquait pas une occasion de railler
le locataire du tonneau : " Le chou est une nourriture mélancolique
qui, en limitant nos sensations, abrège notre vie. Diogène
est un fou, mais il ne sera sans doute jamais un vieux fou. " En réponse
à l'hédoniste, protégé bien lèche-botttes
du tyran Denys de Syracuse, Diogène s'écria : "Si tu savais
manger des choux, tu ne ferais pas tant ta cour aux grands. " Le vieux
fou mourut à quatre-vingt dix ans, mais l'hédoniste ne dépassa
pas la quarantaine. |
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Caton l'Ancien au 3-2 e siècle av. J.C., voyait dans
le chou une panacée à tous les maux. Il lui attribuait sa
prolifique descendance : pas moins de vingt-trois fils ! " Tous ces gaillards,
comme moi, n'ont jamais connu d'autre aliment " . Octogénaire, il
y voyait le secret de sa longévité.
Pline au 1er siècle de notre ère, y voyait
la plante miraculeuse qui avait permis aux Romains de se passer de médecins
pendant six siècles... Après avoir été consommé
en tiges comme les brocoli, le chou devint pommé. Comme on était
à Rome, il devint énorme pour plaire : " La culture grossit
le chou au point que la table du pauvre ne peut plus le contenir ", affirme
Pline. Mais Tibère, dont la table était assez vaste, devait
se fâcher pour que son fils, qui le trouvait pestilentiel, accepta
d'en manger. Il faut dire que Drusus était l'ami d'Apicius qui,
toujours selon Pline avait une préférence pour les cauliculi
( pousses de chou ). Ce dernier a laissé six recettes très
épicées, dont l'une comporte des poireaux et une autre des
olives vertes. Il donne aussi une recette avec de la " semoule cuite à
l'eau, des pignons de pin et des raisins secs. Saupoudrez de poivre. "
Les cauliculi que les Grecs appelaient " choux-asperges " étaient
vendus en bottes au marché, conformément à un édit
de Dioclétien.
Jusqu'à l'apparition de la pomme de terre, le chou était
un aliment de base. Roboratif. Les guerres se gagnaient ou se perdaient
selon les aléas de l'approvisionnement en chou des cantonnements
des armées. La cuisine méditerranéenne n'était
que choux et lard. On ignorait encore avant la conquête du Nouveau
Monde les tomates, courgettes, poivrons...
Taillevent, illustre cuisinier du roi Charles VI, préparait
pour son maître des plats de choux, notamment une variété
disparue depuis lors: le chou de Senlis.
Mais c'est à Catherine de Médicis que l'on doit ce large
éventail de choux qu'elle emporta en France - choux blancs, rouges
et verts, pommes fermes ou roses épanouies dont le célèbre
chou de Milan.
Louis XIV aimait se promener dans les jardins royaux dessinés
par Lenôtre où fruits et légumes se côtoyaient
en harmonie. Un jour qu'il s'entretenait avec un maître-jardinier,
il voulut le remercier de ses bons offices.
- Je voudrais vous anoblir, dit-il. Que désirez-vous comme armoirie?
Le paysan, dans toute sa simplicité, répondit en riant:
- Il me suffira, Sire, de trois limaçons sommés d'un
trognon de chou.
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Parallèlement à sa carrière culinaire, le chou
faisait fureur en médecine. Au Moyen Âge, contre les rhumatismes
on préconisait de malaxer à la main des feuilles de chou
écrasées dans de l'argile pour en enduire les articulations
douloureuses.
Les mères faisaient bouillir une feuille de chou qu'elles
appliquaient, bien chaude sur le ventre de leurs filles quand celles-ci
avaient mal au ventre. Jerôme Bock, célèbre médecin
allemand de la Renaissance considérait encore le chou rouge comme
un vulnéraire : d'après lui, l'urine de ceux qui en avaient
mangé avait le pouvoir de guérir les tumeurs externes...
Selon un manuscrit publié à Anvers à la fin du 17e
siècle : " L'urine de ceux qui ont mangé beaucoup de choux,
conservée et chauffée, est très bonne pour les nerfs,
si elle y est appliquée. " |
Son emploi antiscorbutique est depuis longtemps connu. C'est grâce
à l'emploi de la choucroute sur les navires qu'on put enfin vaincre
le " scorbut marin ".
Mais le sceptique 19e siècle renvoya le chou aux
cuisines ou n'y vit plus qu'un remède de bonne femme. Cependant
son destin thérapeutique n'avait pas pris fin. Il a été
remis à l'honneur par les phytothérapeutes du 20e
siècle, qui lui attribuent la plupart des vertus que lui attribuaient
les Anciens. Dans un ouvrage récent, un médecin français
lui prête environ quatre-vingt indications distinctes !
[HAUT DE LA PAGE] 
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Il contribue à un meilleur équilibre nutritionnel et consommé
régulièrement, il tient un rôle préventif vis-à-vis
de certains cancers.
Il est peu calorique 24 (cru), 15 (cuisson vapeur) pour 100 g. C'est
surtout de l'eau ( 92% ), avec un peu d'essence sulfurée,
6 g d'hydrates de carbone, 0,1 g de matières grasses, de 1 à
4%
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de protides, de 5 à 7% de glucides dont les mucilages, 0,3% de
lipides.
C'est un des légumes verts les plus riches en vitamine C (plus
qu'une orange), A, B, C, K, PP et U - soit autant de vitamines qu'un jus
de citron.
Il est également riche en sels minéraux et autres oligo-éléments:
soufre, calcium (plus que le lait), potassium ( 300 mg ), zinc, fer, magnésium,
cuivre, silicium, manganèse, phosphore, chlore, iode, thiamine,
riboflavine, carotène.
Il est riche en composés soufrés et fibres - ce qui le
rend difficile à digérer, et engendre des flatulences
si on ne prend pas quelques précautions dans le mode de cuisson.
Il est préférable
d'effectuer d'abord une première cuisson de quelques instants,
à grande eau, casserole non couverte. Cela permet aux dérivés
soufrés volatiles d'être en grande partie éliminés.
On poursuit ensuite la cuisson dans une autre eau, ou à la vapeur;
- de râper les choux aussi finement que possible quand on les
consomme crus. On peut aussi les blanchir quelques secondes dans l'eau
bouillante salée, ce qui attendrit la cellulose ; ou encore les
assaisonner quelques minutes avant de les consommer ;
Selon les phytothérapeutes, il est adoucissant, antianémique,
antidiarrhéique, antiscorbutique, cicatrisant, dépuratif,
diurétique,
hypoglycémiant, pectoral, vermifuge, vulnéraire.
Recettes de bonne femme
- Contre les coupures, les blessures bégnines, il suffit d'écraser une feuille crue au mortier et de la placer en cataplasme sur la région affectée.
- Contre les piqûres, il suffit de repasser au fer chaud quelques feuilles. On enduit un côté avec de l'huile d'olive et l'on applique sur la région affectée.
- Pour préserver leur voix, les chanteurs d'opéra peuvent boire de l'eau de cuisson bien chaude d'un chou avec un jaune d'œuf battu et une pincée de sel.
-
Beauté
Il assainit la peau grasse. Il suffit de boire une bonne tasse bien
chaude de jus de cuisson d'un chou; ou d' écraser une feuille crue
au mortier et de la placer en cataplasme pendant une vingtaine de minutes
sur les régions grasses.
[HAUT DE LA PAGE] 
Fécondité
" Les bébés naissent dans les choux ". Cette ineptie
ne remonte qu'au 19e siècle. Par contre le chou est lié
depuis longtemps à la fécondité et à la sexualité.
Le fait que la tige coupée du chou laisse échapper du latex
n'y est sans doute pas complètement étranger. Il resta d'usage
dans bien des campagnes, et pendant très longtemps, d'apporter une
soupe au chou pour le réveil des nouveaux mariés.
Selon Scott Cunningham, s'il pleuvait le jour d'un mariage, on disait
que les jeunes mariés avaient " mangé le chou au pot ", c'est-à-dire
qu'ils n'ont pas attendu que le couvert fut mis régulièrement
et qu'ils ont déjà eu des rapports sexuels avant le mariage.
" Ce qui n'empêche qu'une femme en mal d'enfant ne doit pas en avoir
sur elle pendant la conception car il détruit l'embryon.
Présages
En Angleterre, la nuit d'Halloween, les jeunes filles vont dans le
potager, les yeux fermés et arrachent le premier chou rencontré:
" suivant qu'il est gros ou petit, tordu ou droit, ouvert ou bien pommé,
le futur époux sera beau ou laid, fort ou maigrichon, sociable ou
renfermé. Si beaucoup de terre grasse adhère à la
tige, c'est le signe d'un prétendant riche; si la tige du chou est
lisse et douce, il aura bon caractère; si elle est grumeleuse, il
battra souvent " nous apprend Scott Cunningham dans L'Encyclopédie
des herbes magiques.
Pour se souvenir de ses rêves, il faut dîner de choux,
mais il ne faut ni les cueillir, ni les consommer le jour de la Saint-Étienne,
car ce jour-là, il fut martyrisé et lapidé dans un
carré de choux.
Dans le Brandebourg, manger des choux le veille
de Noël porte bonheur toute l'année.
Les Polonais posaient près des plants
un grand pot recouvert d'un chiffon blanc et d'une pierre pour que les
choux poussent " gros comme le pot, durs comme la pierre et blancs comme
le chiffon. "
Pauvres maris
Faire brûler des trognons amène la mort du maître
de maison.
" Si vous voulez raccourcir la vie de votre mari, faites-lui manger
des choux en mai et en juin ".
Médecine populaire
" Un bouillon de chou fait perdre cinq sols au médecin " disaient
les Angevins au 18e siècle.
Pour remédier à la surdité, il faut mettre dans
chaque oreille matin et soir quelques gouttes d'une préparation
composée d'une cuillère de suc de chou et d'une cuillère
de jus de citron.
Dérobé à son voisin, le chou suspendu à
la cheminée préserve des fièvres.
Dans le Finistère, on chasse les verrues en les frottant avec
la première feuille de chou trouvé dans un chemin et en la
replaçant exactement à l'endroit où on l'a trouvé.
Les Luxembourgeois recommandent aux personnes souffrant de la goutte
d'entourer de feuilles de chou rouge la partie malade.
Les Tziganes serbes prescrivent " l'eau de choucroute " en cas de jaunisse.
Mais attention, cette eau devait " rester cachée pendant trois jours
dans une église où le culte est célébré;
un cierge allumé, placé à côté du philtre
en augmente l'efficacité "...
Le chou dans tous ses états
C'est bête comme chou, mais qu'aurait pu faire Serge Gainsbourg,
l'homme à la tête de chou, d'un coupe-chou;
il avait toujours l'air ma rasé. Quand il brûla en direct
à la télévision un billet de 500 francs, certains
en tombèrent dans les choux. Les feuilles de chou
en firent leurs choux gras et l'attaquèrent, mais en vain,
la popularité du chanteur resta entière et ils firent chou
blanc.
[HAUT DE LA PAGE] 
Achat
Qu'on le choisisse frisé, à feuilles lisses et serrées,
blanc, vert ou rouge, le chou pommé doit toujours être lourd
dans la main, dense, avec une pomme bien serrée, compacte,
d'un beau vert, des feuilles légèrement crissantes, sans
taches jaunâtres; fermes et tout gonflées de sève.
Evitez les feuilles tristes, ne présentant aucun signe de ramollissement
- certains marchands les retirent pour redonner au légume un aspect
plus prometteur.
Les plus tendres sont les choux de printemps et ceux qui ont subi les
premières gelées.
Choisissez votre type de chou selon son usage :
- Gros chou pommé de type cabus: braisé pour la potée ou cru en salade
- Petit chou pommé: soupe, potée
- Chou à feuilles très serrées: cru et râpé
- Chou de Milan: merveilleux pour être farci car ses feuilles sont plus souples
Conservation
- Le chou pommé se conserve tout l'hiver dans une cave froide.
- Dans le bac du réfrigérateur, il peut se conserver plusieurs semaines.
- Le chou de Savoie est plus fragile et ses feuilles ont tendance à jaunir.
Préparation
- Enlevez les feuilles extérieures trop coriaces et flétries s'il y a lieu.
- Coupez le trognon fibreux.
- Coupez le chou en quatre puis lavez-le sous l'eau du robinet, dans une passoire.
- Hachez-le pour consommer cru en salade; faites-le cuire à l'eau bouillante salée dans 2 eaux; ou, mieux encore, 30 minutes à la vapeur, à l'étouffée pour lui conserver toutes ses propriétés
Astuces :
Ses fibres de cellulose contiennent une substance
qui a tendance à fermenter dans l'intestin produisant, pour notre
désagrément, quelques flatulences sonores. Pour éviter
de tels désagréments, et de plus, le rendre beaucoup plus
digeste, faites blanchir le chou dans une première eau, sans couvercle,
en comptant 5 bonne minutes après le point d'ébullition;
jetez l'eau; recouvrez à nouveau d'eau fraîche et poursuivez
la cuisson
Le chou renferme des substances soufrées aussi,
pour empêcher que l'odeur du chou envahisse toute la maison durant
sa cuisson, il suffit de peu de chose ...déposez dans la marmite
un croûton de pain enveloppé d'une mousseline (pour l'empêcher
de se défaire dans le bouillon).
Pour conserver un chou d'une belle couleur rouge,
tranchez avec un couteau en acier inoxydable et ajoutez un doigt de vinaigre
dans l'eau de cuisson. De même le chou rouge vire souvent au carmin
violacé une fois râpé. Pour éviter qu'il ne
déteigne, versez dessus une cuillerée de vinaigre chaud qui
fixe la couleur.
Pour réaliser une salade, versez sur les lanières
de chou du vinaigre porté à ébullition et laissez
macérer quelques minutes.
Pour confectionner des aumônières de
chou, taillez la base des feuilles et émincez le dessus des côtes
les plus saillantes.
Une façon simple de redonner aux tapis une
seconde jeunesse et raviver leurs couleurs est de prendre un chou cru et
le couper en deux; brossez tout simplement
les tapis avec le chou, en utilisant la face coupée.
[HAUT DE LA PAGE] 
En soupe, en garbure, en potée, farci, en salade, le chou a toujours
été le pilier de l'alimentation paysanne.
Il accompagne parfaitement le rôti de porc, et s'accorde à
merveille avec le gibier à plume: perdrix , faisan, perdreau, etc.
On peut le faire sauter à la poêle avec des châtaignes
et de petits lardons.
Cuit vapeur, il sert de lit pour un poisson comme la lotte ou la dorade.
Nous connaissons tous le traditionnel chou farci, mais les feuilles,
blanchies et égouttées, peuvent aussi servir d'aumônières,
ou de feuilles de mille-feuilles pour de délicats farcis de viande,
de saucisse ou de poisson.
En Allemagne, le chou est devenu le plat national; les Allemands l'associent
traditionnellement au porc, au lard salé et aux saucisses. En Allemagne
comme en Alsace, le chou est souvent mariné au vinaigre et servi
sous forme de choucroute.
Au Portugal, le chou se transforme en Caldo Verde, une version de notre
soupe au chou.
Le saviez-vous ? ce sont les Anglais qui sont les plus grands consommateurs.
Le chou aime les épices avec lesquelles il se marie bien : muscade,
baies de geneviève, girofle, cumin, thym...
[HAUT DE LA PAGE] 
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