Son nom vient de l'allemand "blatt " qui signifie feuille, car
elle a de très larges feuilles vertes.
La bette d'origine européenne est isue de la bette maritime,
plante sauvage des côtes de l'Atlantique et de la Méditerranée.
Elle s'est répandue en Asie Mineure et jusqu'en Inde. Vers 800 avant
notre ère, il semblerait que les Assyriens consommaient des feuilles
de bette.
Serge Renaud évoque le quotidien en Crète à l'époque
de Minos : " L'alimentation se composait de céréales, de
légumes et de fruits, de viande d'ovin en petite quantité,
de poissons, coquillages, fromages, d'un peu de vin... les deux principales
céréales étaient le blé et l'orge... On cultivait
aussi la bette, le cardon, la chicorée, le concombre, la courge,
le fenouil, le panais et le radis..."
La bette était connue des Grecs et des Romains. Cicéron
raconte dans une lettre à un ami les coliques dont il souffrit dix
jours durant après avoir mangé un ragoût de bettes
et de mauves : " La diarrhée m'a pris si bien que je commence aujourd'hui
seulement à en espérer la fin. Ainsi, moi à qui il
en coûte si peu de m'abstenir d'huîtres et de murènes,
me voilà sottement pincé par des bettes et de la mauve
!. Les Romains des classes les moins favorisées faisaient grand
usage des soupes de bette. Mais selon Pline, les médecins considéraient
la bette comme de qualité très inférieure au chou.
Au Moyen Âge, la bette était l'ingrédient principal
de la plus populaire des soupes : la porée, ce qui lui valut
d'ailleurs le nom de " poirée ". Par la suite, poirée prit
le sens plus large de légume vert.
Au 17e siècle, elle était très estimée
en salade.
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