( Musa paradisiaca; Angl : plantain )
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Originaire du Sud-Est asiatique, de la famille des Musacées,
le bananier, dont il existe de nombreuses variétés, est une
plante herbacée qui peut atteindre de 3 à 10 m de haut avec
de grandes feuilles de 3 m de long et de 50 cm de largeur. C'est même
la plus grande herbe que l'on connaisse avec le bambou, mais ce dernier
a une tige ligneuse à l'inverse du bananier. Les bananiers sont
donc les plus grandes herbes du règne végétal. Ils
se perpétuent |
par bourgeonnement de la souche; les pousses se développent,
fructifient, puis se dessèchent et meurent, suivies par d'autres
plus jeunes vouées au même sort. Ainsi de rejet en rejet,
s'affirme la pérennité de la plante. Le cycle de croissance
de la plante est très rapide et son existence ne dépasse
pas une année.
Les bases épaisses des feuilles s'entrecroisent de façon
régulière et serrée en s'enroulant les unes sur les
autres et en se recouvrant mutuellement pour former un " pseudo-tronc ".
Les longs pétioles qui s'engainent les uns dans les autres sont
très riches en eau. En appuyant sur un moignon de stipe, on fait
suinter des quantités d'eau impressionnantes. Les bananes se développent
en un an par parthogenèse sur la tige florale, après la floraison
de fleurs pourpres. Au moment où l'on coupe le régime,
les bananes ne sont pas encore parvenues à maturité : elles
sont vertes et regroupées sur le régime en séries
que l'on appelle " mains de bananes " car elles y sont disposées
comme les doigts d'une main. D'abord orientées vers le bas, les
"mains" (groupes de jeunes bananes) amorcent en se développant un
redressement rapide qui explique la courbure des fruits.
La maturation s'effectue pendant le transport.
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A elles deux, la banane et la banane plantain se classent au quatrième
rang parmi les cultures vivrières des régions en développement,
après le riz, le blé et le maïs. Dans certaines parties
de l’Afrique, elles fournissent plus du quart de la ration calorique. A
l’état mûr, la plupart des types de bananes comme les plantains
ne sont pas sucrés comme les bananes dessert Cavendish communément
importées en Europe et en Amérique du Nord : aliments féculents
comme la pomme de terre, on les cuit pour les manger.
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27 millions de tonnes de bananes plantains sont produites annuellement
en Afrique (16,6 milllions de tonnes), en Inde, en Malaisie, aux Antilles
et en Amérique du Sud (40% de la production mondiale totale de bananes
plantain) où elles constituent un aliment de base et jouent un rôle
important dans la sécurité alimentaire de ces régions.
Elles sont souvent cultivées en jardin, associées à
des tubercules (patates douces, ignames, etc.). 85% des bananes plantains
sont consommées sur place. Par exemple, en Colombie, la consommation
moyenne de bananes plantain est de 160 kg par personne et par an.
Mais en Afrique australe et orientale, les bananes représentent
la principale source de nourriture pour plus de 20 millions de personnes.
La consommation par habitant est parmi la plus élevée du
monde, plus de 400 kg par personne et par an. La production est entièrement
réalisée par les petits producteurs pour leur subsistance
et ces bananes sont cultivées la plupart du temps sans pesticides,
ce qui les expose tout particulièrement aux maladies. Tandis que
les 15 % destinés à l’exportation reçoivent de fortes
doses de produits chimiques.
Les bananes plantain sont importées toute l'année
et viennent essentiellement de Martinique, de l'Equateur, du Costa Rica,
de Colombie et de Côte d'Ivoire. Le bananier a été
classé au 4ème rang des priorités de recherche sur
les produits de base.
Le plantain étant un sujet d'étude relativement neuf,
certains domaines qui le concernent sont encore peu connus ou mal maitrisés.
Le secteur post-récolte en est un bon exemple. En même temps
que l'on se préoccupe de maintenir ou d'augmenter la production,
on se soucie de faire passer le dispositif traditionnel de commercialisation
à un système plus efficace sensé étre mieux
adapté à la demande croissante des zones urbaines. On estime
souvent que les pratiques habituelles qui sont mises en oeuvre dans ces
circuits engendrent fréquemment de nombreuses pertes de la production
récoltée, lesquelles ne sont plus disponibles pour les consommateurs,
et entrainent la baisse des revenus des vendeurs.
Les Burkinabés et les Maliens apprécient de plus en plus
la banane plantain ivoirienne. Mais en Côte d'Ivoire ( 1 100 000
t par an), certains, loin de se réjouir de ces exportations, y voient,
à tort, la cause du renchérissement de leur cher plantain
sur les marchés.
La banane plantain est une banane-légume longue et anguleuse,
l'extrémité ayant plus ou moins la forme d'un goulot de bouteille,
la texture restant très ferme à maturité. Son goût
est légèrement acidulé et ressemble un peu à
la patate douce ou, si elle est très mûre, la banane. On la
surnomme banane à cuire ou banane-farine. En Martinique on la nomme
" poteau " ou " kokambo " à cause de sa chair fondante, au Pérou,
banane-cochon.
Elle présente des différences avec la banane dessert.
Elle est plus longue, soit 30 à 40 cm. Elle a une peau plus épaisse
verte ou légèrement rosée. Cette peau jaunit puis
noircit lorsque le fruit mûrit. Elle a une chair plus ferme. Et surtout,
elle est non comestible crue, même mûre, car son amidon qui
est différent de celui de la banane dessert ne se transforme pas
suffisament en sucre pour que le fruit soit agréable à consommer
cru. Par ailleurs, la compositions alimentaire de la banane dessert et
celle de la banane plantain s'avèrent également assez éloignées
l'une de l'autre, même si la banane plantain comme la banane douce
apparaissent toutes les deux comme plus riches en glucides et plus énergétiques
que les autres fruits frais.
La variété la plus spectaculaire est la Hand Planty
dont la " corne " a une seule main d'une dizaine de doigts long de près
de 40 cm. Il y a une importante distribution des variétés
dans les zones de production en Afrique. Les faux Cornes et vrai
Cornes dominent très largement en Côte d' Ivoire (au minimum
90 à 95 % de la production), tandis que les Frenchs pourraient
constituer au moins 50 % des plantains au Cameroun. Le Rwanda et le Burundi
sont grands producteurs de bananes à cuire au sens large et de cultivars
qui servent à la fabrication de " bières " traditionnelles
locales (bananes à bière).
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