Adolescent, voire à tout âge, les amoureux s'inspirent de tes rayons.
Tes rayons de lune qui n'éclairent que deux à la fois!
En ce temps là, tu hantais nos rêveries intimes et nos espérances vivifiantes.
Seuls à deux, on y faisait notre campement, loin des curieux de la terre.
Jaloux de nos secrets.
Leur partage était pour nous deux, seuls.
Ton accès était inviolable.
Il faisait bon s'y cacher à l'abri des surprises de la terre, ou s'y blottir, étendu sur ton matelas sans fin.
Puis un jour, l'homme marcha sur ta surface, mélange de viol et de conquête glorieuse.
Finis nos rêves.
Découverte, la cachette.
Et l'on chanta et l'on pria à l'exploit.
Moi avec les autres.
Alléluia.
Comme dans tous les chants de prière et d'amour, il y avait un peu de nostalgie.
Au soir de cette marche céleste de notre quotidien.
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