Au pôle nord, trois semaines en bas de Québec en attelage de rennes: là résidait le Père Noël quand j'étais petit.
Reportage quotidien du voyage, au caprice du raconteur.
Frémissements pour un retard chez les esquimaux ou bien, bonnes nouvelles reçues comme une nouvelle bonne.
Trois jours avant Noël, l'arrivée; en temps pour livrer les cadeaux choisis par nous dont, en cachette, on lui écrivait le message.
Il avait mis près d'un an à fabriquer de nouveaux jouets.
On avait le choix.
Au soir de Noël, bien pressé, et pour ne pas déranger notre sommeil d'avant la messe, il passerait ses cadeaux par la cheminée, sans faire de bruit.
Si l'attente avait durée trois semaines, l'excitation durait au plus trois jours.
De nos jours l'avion nous amène des pères Noël, à pleins bancs dès le début de novembre.
Chants de Noël, tentations et rêveries durent maintenant soixante jours.
Trop pour les parents et l'enfant.
Fête de joie en devenir de passer en foire de nostalgie.
Complaintes, musiques, sollicitation, dépenses et coût au-dessus des moyens, cauchemar des parents ajoutés aux fatigues d'une longue préparation; étouffements des cris de bonheur et de la joie simple de la Nativité.
Noël revient à ta juste mesure pour un Joyeux Noël, un Joyeux Quotidien !
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