SAFARI

En Afrique, bien sûr. Choix du transport.

A pied d'oeuvre, pour le chasseur; en bateau, pour l'observateur. Aérien, le mien.

Vol. Au centre d'une jungle où une société pétrolière a planté des tuyaux dont la bouche crache une matière noire si épaisse qu'on pourrait en faire des statuts à Gamba, sans ajout de couleur. Destination de l'huile le Venezuela pour l'opération des particules lourdes; légère, billet de passage sur un bateau pour l'est canadien. Jusqu'à l'arrivée de notre suffisance.

Au retour. Deux heures durant. Des piqués vers les bouffonnes et les cornes de leurs époux; des rase-mottes sur le dos des éléphants, des plongées affolantes pour les bipèdes et quadrupèdes qui prennent la poudre d'escampette aux vrombissements de notre biplan.

Étrange dérangement pour ces animaux dans leur quotidien