De la sexualité.
Liée jadis à l'enseignement de professeurs qui n'avaient
pas qualité. Avant les laïques, les voeux de chasteté
des religieux enseignants faisaient obstacle à la description
de la vie naturelle. Réserve de leur énergie
pour refouler les tentations de St-Antoine; les chutes
étaient secrets de confession.
Les plus osés comparaient le sexe à une bouilloire qui
renverse son trop plein, le moment venu. Et les menaces
de l'enfer où pensées, désirs et touchers charnels brûleraient
les chairs pendant toute l'éternité.
Fallait réconcillier le trop plein qui grimpait souvent jusqu'au
cerveau avant le déversoir. Au foyer, silence, la chaleur
des draps prenait soin de la génération jusqu'à l'arrivée
des sauvages.
Les laïques ont pris charge.
Donnera-t-on des cours ou non.
Déjà on murmure des expériences visuelles scandaleuses.
Nouvel épouvantail venu remplacer les menaces des organes
passés au fer rouge, toujours, jamais, éternité?
La mesure.
Celle des parents.
Point besoin de donner une étude scientifique de la
sexualité et de ses problèmes psycho-physiologiques
pour répondre clairement et sainement à l'enfant qui
s'informe. J'admire les foyers où le sujet est libre-
ment discuté sans provocation, ni ostentation. Simplement
accroché à la vérité des fonctions naturelles des
organes génitaux, but, retenue, temps, modalité, manière,
facture sans fracture.
Il s'agit rien de moins que de la succession de l'homme
au quotidien.
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