— Nous y voilà. Pas original! Je tenais à revivre dans ce
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cadre dont le souvenir m'est de moins en moins familier.
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Mais laissons cela ...
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Elles se dirigent vers une terrasse au dallage marbré, un
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serviteur en livrée blanche à couronne d'or les accueille res-
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pectueusement.
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—Voyez-vous, Anik, nous avons droit à nos domestiques
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mais, pour le souper seulement; ils doivent être hors de
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l'enceinte à dix heures.
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—Cngarettes? Tiens, voici le président et quelques mem-
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bres du comité de réception.
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— Bonjour, Mlle Anik! Bienvenue au club ERODEN. Veuil-
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lez accepter l'hommage respectueux de nos membres et ce
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souvenir de votre futur règne, si court hélas.
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Il s'avance, ouvre un petit écrin et lui présente un magni-
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fique collier d'or serti d'émeraudes, un don de la commu-
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nauté. Ces pierres qui brillent de mille feux, Anik se sent
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assaillie d'émotion, elle ne peut plus se contrôler; de gros-
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ses larmes coulent sur ses joues.
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Cette réception explosive, le faste qui a entouré sa venue et,
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maintenant... Elle parvient à balbutier:
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— Vraiment c'est trop ... Je ne peux accepter ...
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Madame Griffon s'avance.
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—Remettez-vous, chère amie. Acceptez ce souvenir, nos
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membres se font une joie de vous l'offrir.
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On apporte le Champagne, une attention de M. Jean. Les
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coupes de fin cristal se colorent d'un or limpide. Le petit
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groupe trinque au succès du bal.
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Une chaleur bienfaisante la pénètre, elle reprend un peu
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d'assurance, assez même pour les remercier en termes sim-
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ples.
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