— Bonjour chère amie. Vous en faites une tête! Oui. C'est
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bien moi. Et pour vous Anik, je suis toujours Pauline. M'en
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voulez-vous pour cette surprise? Le comité m'a accordé
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l'insigne honneur d'être votre hôtesse jusqu'à l'heure de vo-
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tre entrée au bal.
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— Pauline, voyons! C'est au contraire une agréable surpri-
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se. Je craignais un peu la venue d'un inconnu ... Ça chan-
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ge tout... Vous êtes là ...
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— Et surtout, je vous en conjure, oubliez cette mise en
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scène. Regardez-moi comme votre amie. Que voulez-vous,
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le bal de la Saint-Jean constitue l'événement de l'année pour
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les membres et chacun y va de sa petite prétention.
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Vous verrez . . . Quant à moi, ça m'amuse plus qu'autre
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chose. Je tenais à vous recevoir chez-moi en cette soirée de
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fête. Je vous dois tant Anik ...
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— Allons donc. Je vous en prie ... Tout ça c'est le passé.
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La Rolls blanche aux attributs d'aristo, file à toute allure
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et déjà la sortie se dessine au loin.
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Quelle journée parfaite! ...
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Quelques gros flocons blancs s'effilochent à travers l'éten-
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due de bleu et le soleil de juin semble faire l'école buission-
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nière, il tardera à se coucher ce soir. Ces longues journées
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du début de l'été portent en elles un peu de nostalgie, une
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sorte de regret pour cette chaleur qui commence à peine en
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ce pays de froidure, et, déjà, les jours raccourciront d'un pas
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d'oie ... La Rolls franchit la barrière.
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— Il semble n'y avoir plus de gardes?
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—En effet, aujourd'hui, nos invités peuvent circuler dans
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l'enceinte du Club et ce va-et-vient exige plus de protection.
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