souffle, elle saisit le poteau à bras le corps et traverse avec
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difficulté le passage sur la pierre humide. La remontée vers
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le pavillon ne présente pas d'ennuis et la voici à nouveau à
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l'orée du sous-bois. Ouf! Quel soulagement! Décidément,
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cette fille de la ville ne comprend rien à la nature. Elle a
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pris plus de quinze minutes pour en arriver là. Le but,
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l'entrée du pavillon se dresse au haut de la butte, la distance
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à parcourir la surprend. Quelle mauvaise surprise ... Et
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dire qu'elle devra faire cette course en terrain découvert. Elle
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regrette le sous-bois. Heureusement aucune ombre, personne
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à l'entour. Telle qu'un athlète qui attend le départ, genoux
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plies, elle se concentre, puis bondit en avant et file droit au
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pavillon. Là, essoufflée, effrayée d'avoir eu peur, elle reste
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adossée contre le mur. Elle a bien mérité un moment de
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repos. La porte pivote sans bruit et bien que la chose ait
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été prévue, Anik reste surprise.
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Le trajet à l'intérieur lui est familier, elle se rend sans his-
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toire jusqu'au bureau vitré. Sans perdre un instant, elle
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entre et examine avec attention le mobilier. Elle cherche
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un meuble avec une partie métallique où coller le micro. La
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crédence de bois et acier fera l'affaire; l'aimant de l'appa-
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reil adhère sur la tige de métal blanc.
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Cette réussite la comble de joie. Au passage, elle salue
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cérémonieusement la jolie fille, le mannequin, toujours dans
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le coin de la pièce. Mais ... des pas résonnent dans le
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couloir ... Elle jette immédiatement le paquet d'allumettes
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au centre du tapis et va se blottir derrière un fauteuil situé
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tout près de la porte.
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—Ma chérie, la porte est ouverte. Regarde! quelqu'un a
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pénétré ici.
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Esther ramasse le paquet d'allumettes et le retourne en tous
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sens.
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