— Mais je vous dérange.
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— Non! non! vous n'aurez qu'à oublier ma présence.
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— Vous êtes trop gentil, M. Jean.
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— Mais non. Je vous estime beaucoup ... Soyez gentille,
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préparez-moi une tasse de café. Vous tenez à cet alibi, sinon
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vous ne seriez pas ici. Il faut que Madame Wong vous voie
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allongée avec moi. Déshabillez-vous et enfilez ma robe de
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chambre, puis, vous vous installerez près de moi. Rappe-
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lez-vous, Anik, madame Wong se montre toujours très
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exacte.
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— Votre suggestion me va car je dois enfiler une tenue de
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gymnastique noire. Elle facilitera mes mouvements au cours
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de mes déplacements. Dites, M. Jean, si je vous accompa-
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gnais à mon retour, avec une pipe pour constater l'effet que
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ça donne ...
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—Au grand jamais. C'est là une responsabilité que je me
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refuse à endosser. Voyez-vous, Anik, la drogue exige une
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préparation mentale pour que le voyage se fasse agréable-
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ment. Surexcitée comme vous le serez par votre petite
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excursion, vous risqueriez de revivre la course d'une façon
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beaucoup plus intense; elle serait centuplée. Bref, l'occasion
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ne s'y prête pas du tout. Et puis, pourquoi avoir recours à
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un tel moyen d'évasion à votre âge?
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— Oh! Je disais cela en riant. Je n'y tiens pas vraiment. Le
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café est servi.
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Elle sort de sa large bourse sa tenue de gymnastique, l'étend
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sur la chaise, l'examine ... oui le petit micro est là dans
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une pochette, le paquet d'allumettes. Sa main se replonge
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dans la bourse et elle extirpe une lampe de poche ronde
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comme une boule. Ces gens de la police pensent réellement
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