—Cher monsieur, avant de dire quoi que ce soit, il me
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faut exiger de vous la discrétion la plus absolue. Je serai
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franc avec vous, nous venons solliciter votre concours per-
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sonnel. Ce n'est pas facile à expliquer tout ça.
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— Inspecteur, bien que je ne voie absolument pas où vous
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voulez en venir, je vous assure de ma discrétion et de mon
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aide, si cela était nécessaire.
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— Merci. Vous me facilitez la tâche.
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— Vous connaissez Mlle Anik, n'est-ce pas?
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— Ça alors. Ne me dites pas qu'elle travaille pour vous! Je
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n'aime pas cela du tout. Autant être franc, le club ERODEN
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ne tient guère à être espionné.
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— Rassurez-vous, M. Delacroix, Anik, étudiante à la faculté
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de psychologie, travaille réellement sur une thèse de licence.
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Disons que nous aimerions que ce travail se termine. Ses
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travaux de recherche à la clinique Griffon présentent un
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certain intérêt pour nous! Je puis vous assurer, cher mon-
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sieur, que le club Eroden, en tant que club, n'est nullement
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impliqué. Je dois vous avouer que je n'ai aucune autorisa-
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tion de mon supérieur pour solliciter de vous ce petit service.
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D'un autre côté, il s'agit d'un cas assez sérieux et nous avons
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besoin d'un allié, ou, si vous préférez, d'un alibi pour Anik.
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Sa mission consisterait à consulter quelques fiches au pa-
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villon. En deux mots, il ne s'agit pour vous, que de donner
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un rendez-vous à Anik dans votre roulotte et d'ensuite fer-
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mer les yeux sur son comportement.
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— Inspecteur, vous dirigez l'escouade des homicides, n'est-ce
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pas?
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— Oui, monsieur.
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—Donc, il ne peut s'agir que d'un acte criminel. Vous ne
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me dérangeriez pas pour un délit mineur.
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