Chapitre 3 - Club Eroden Page 87



tre implication aux faits que nous avons accumulés dans vos
révélations.
— M'aiderez-vous, Jeanne?
—Chère Anik. Je me plonge dans mes notes dès mon re-
tour au bureau. Il faut que j'étale mon hypothèse sur des
éléments sûrs car le patron se montre intransigeant sur ce
point. Ne nourrissez pas de faux espoirs, pour le moment,
je ne peux rien prouver.
— Jeanne, vous parlez comme si vous aviez ...
— Peut-être Anik. Mais restons-en là ...
— Merci Jeanne. Je sens que nous serons de bonnes amies.
Elles s'embrassent et Jeanne se dépêche d'aller s'isoler afin
de mettre un peu d'ordre dans sa tête.


DE
Dix heures sonnent, le lieutenant Bertin frappe chez son
patron l'inspecteur Leclerc; elle lui apporte le café tradi-
tionnel.
Dos tourné vers la bibliothèque, il pivote avec son fauteuil.
—D'où sors-tu? Nous t'avons cherchée toute la journée
hier.
—Vous tenez l'explication dans votre main. Il me fallait
de la tranquillité et le temps de réfléchir pour faire le point.
— Oh! Tu sais, je n'ai pas cru ta mère qui ne savait plus
comment me mentir. Jeanne, je termine à l'instant la lecture
de ton rapport sur l'affaire Griffon. Tu as fait preuve de
beaucoup de lucidité. Tu as beaucoup de métier.
— Merci, patron.