bien que je ne cherche pas à vous arracher de confidence.
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De plus, notre enquête est terminée.
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—Chère amie, c'est à votre amitié que je tiens. Je vous
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dois une explication et je suis heureuse de pouvoir enfin
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vous parler sans détour.
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Les yeux dans le vague, Anik commence son récit d'un ton
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monotone:
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—Jadis, il y a bien longtemps, une petite fille de
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famille nombreuse quitta son village pour aller vivre
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à la ville chez une tante très riche. Douée pour
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l'étude, elle y prolongea son séjour, rencontra un beau
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jeune homme, un grand amour naquit. Mais le
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mauvais œil veillait, l'adolescente devenue enceinte,
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fut chassée de la belle demeure. Son fiancé, réalisant
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que les richesses de la tante ne seraient plus acces-
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sibles, s'envola loin, très loin ...
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Seule, dans une chambre sordide, la future mère donna
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naissance à une jolie fille. Elle vécut d'expédients
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et de la charité du voisinage. Elle ne cessa pas de
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broyer du noir. A la fin, elle eut recours à un
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psychiatre. Le médecin inconnu se pencha avec
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amour sur ce triste cas. A force de patience et
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d'affection, il réussit à redonner confiance à sa malade.
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Mais, un soir d'orage, fatiguée, dégoûtée de cette vie,
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elle décida d'emmener la petite fille avec elle dans un
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monde meilleur. La maman mourut mais on réussit
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à sauver le bébé. Frappé par ce drame, le jeune
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médecin et sa femme s'empressèrent d'adopter la
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petite Anik ...
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— Oui, chère amie, c'est bien de moi qu'il s'agit, mais atten-
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dez la suite ...
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