ces, Jeanne, je jouais mon rôle, tout comme une actrice. Un
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rôle que je répétais sans cesse et répétais ...
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—Mais ça change tout, vous avez faussé la perspective. Je
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dois revoir mes notes sous un autre angle. Et votre père?
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— Mon père, tenait à voir clair dans les faits et gestes des
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responsables de cette clinique. Je me suis offerte en volon-
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taire; nous avons pris la décision ensemble. Puis, avec son
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aide, j'ai composé une projection planifiée des entrevues.
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Nous avons construit un scénario pour les rêves, la confes-
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sion et tout et tout.
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—Anik, vous me stupéfiez! Je ne m'attendais certes pas à
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une telle révélation. A moi de rire maintenant... Je me
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faisais du souci sur les suites de notre petite sortie. Vous
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m'avez bien eue.
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— Ce n'est pas que je cherchais à vous tromper, mais une
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fois dans la peau de mon personnage, il fallait que j'y reste
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jusqu'au dénouement de peur de me faire prendre au piège.
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—Alors, on laisse tout tomber, Anik. Maintenant, vous
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êtes fixée sur la clinique Griffon et ce qui se passe dans ce
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club ne vous intéresse pas.
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— Qu'est-ce que je vais foute dans cette affaire?
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— Jeanne, je vous en prie, je tiens toujours à vous aider. Je
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ferai tout ce que vous voudrez. Mais, de grâce, ne lâchez
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pas.
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—Allons, bon. Vous me dites que vous avez obtenu ce
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que vous vouliez et voilà que vous faites une nouvelle volte-
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face. Pourquoi Anik?
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— J'attendais cette question depuis quelque temps et je suis
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prête à y répondre maintenant. Arrêtez le magnétophone.
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— Certainement. Je suis peut-être vive mais vous compren-
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drez que votre façon d'être est des plus mystérieuse. Notez
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