Votre candeur va jusqu'à croire que dans l'ambiance du
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rituel, je me suis complu à cette caresse.
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—Anik, je comprends votre dégoût. J'essaie tout simple-
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ment ... Mais après votre séjour à la clinique ... et tout
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ce conditionnement imposé ...
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Anik éclate de rire et s'étouffe, le fou rire s'éternise ...
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Jeanne reste là, médusée.
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— Excusez-moi, chère Jeanne, c'est trop drôle!
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Ainsi, vous avez réellement accepté les faits tels que donnés,
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le journal, mes notes ... Mais tout ça n'était que foutaise!
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— Ah! Là, je ne vous comprends plus du tout.
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—C'est pourtant bien simple. Il fallait que je campe un
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personnage et que je vive le rôle. Tout ce qui s'est passé à
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la clinique et au club est bien réel.
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—Ça alors! Je n'arrive pas à coire que vous avez joué la
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comédie.
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— Me preniez-vous pour une belle petite oie blanche?
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— A ma place, je me demande ce que vous auriez pensé.
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— Je ne sais pas, Jeanne, mais je suis tout à fait normale.
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J'ai eu mes petites expériences sexuelles comme n'importe
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qui. Hier soir, ce n'était pas du dégoût, mais de la rage. La
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rage de m'être laissée prendre au jeu. La rage de voir ce
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petit sourire de satisfaction qui émanait du visage de cette
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femme. Je fus blessée dans mon orgueil et non dans ma
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chair. Entrevues, rêves, cure, clinique, autant d'éléments
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d'un plan bien établi à l'avance; m'introduire chez les
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Griffon.
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— Et cette confession de vérité?
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— Il y avait du vrai et du moins vrai. La dernière partie
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voulant que j'aie été malheureuse, fut inventée de toutes piè-
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