réalité et folle de rage, crie toute sa haine à la face de cette
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femme: je vous hais madame, je vous hais ...
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Elle quitte en vitesse la galerie, bouscule tout sur son pas-
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sage, traverse le hall. Humiliée, blessée dans son orgueil,
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elle court comme une folle, traverse la clairière, le bois ...
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parvient à sa voiture et démarre à plein gaz au grand
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étonnement de l'homme de la barrière.
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Fidèle au rendez-vous, le lieutenant Bertin se présente en
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fin de matinée chez Anik pour recevoir ses impressions sur
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cette fameuse soirée au club Eroden.
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—Bonjour mademoiselle. Mlle Anik vous attend dans sa
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chambre. Prendrez-vous un café?
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— J'accepte volontiers Annette, merci. Je monte la voir.
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L'accueil est froid et Anik s'en excuse aussitôt.
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— Jeanne, ne m'en veuillez pas. J'en suis encore furieuse.
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Quelle soirée!
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— J'ai apporté mon magnétophone. Ça ne vous ennuie pas
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Anik?
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— Si, un peu, il y a certains détails personnels ... Entre
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femmes, ça peut aller, mais ...
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— Soyez rassurée, je l'écoute, prends quelques notes et le
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détruis immédiatement. L'inspecteur ne l'écoutera pas, ça, je
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vous le certifie.
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— Vous êtes gentille!
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—Anik, racontez-moi! Vite, je suis si curieuse. Ce rituel,
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ça valait la peine?
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