enlacés, ils coupent la piste en tous sens aux sons des casta-
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gnettes et des talons qui claquent, claquent.. . pour s'arrê-
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ter au beau milieu du cercle; le projecteur s'éteint. Pendant
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quelques instants, les danseurs s'affairent dans l'ombre. Un
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air de tango les prend tous par surprise, le faisceau lumineux
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revient à nouveau mais sur un couple presque nu; l'homme
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n'a plus que bottes et veste noire, la fille a replié sa jupe
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sur ses reins. Ce numéro en costume abrégé, rappelle des
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souvenirs à plusieurs spectateurs. Ah! Ces folles nuits de
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Hambourg, Berlin, Londres et Paris ... Avec un art con-
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sommé, joint à une élégance gracieuse, ils esquissent les
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figures d'un tango argentin. Les invités se rappellent un à
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un les pas de cette danse autrefois défendue dans certains
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milieux. Bras liés autour de la taille, ils paradent le long du
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cercle des spectateurs, exécutent ce pas de côté où un
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partenaire immobile présente en quelque sorte son partenaire
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une, deux fois et vice versa. Puis, l'un derrière l'autre, la
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fille collée à son homme, ils arpentent à nouveau la piste
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pour s'arrêter net. C'est le fameux pas d'hésitation. Tous
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les regards restent rivés sur ce danseur, on ne peut plus
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mâle. Tous anticipent à travers la ronde, la venue de ce
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pas alors qu'il renverse sa partenaire presque à l'horiziontale
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et vient la couvrir de son corps pour un baiser symbolique . ..
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ou encore ... Mais à chaque fois le couple reste figé un
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moment dans la pose et reprend de plus belle, tourbillonne,
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vole sur le parquet. Puis, enfin ... après une dernière ronde
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effrénée, il renverse la gitane ... se penche sur elle ... le
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pas d'hésitation se concrétise ... les lumières s'éteignent.
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Les applaudissements fusaient de toutes parts. Les gens
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aimeraient à souffler, se détendre mais l'Aigle d'Or, d'un
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coup sur le gong en cuivre les ramène à la réalité. Une
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activité fébrile règne sur la piste où les écureuils courent en
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tous sens. A la suite de leurs allées et venues d'énormes
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