Cette artiste en rappelle une autre à Anik qui avait pour
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nom Nout Nut et elle s'interroge sur les réactions du docteur
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Michel devant une telle perfection. Dommage que ce masque
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la prive du plaisir qu'elle aurait eu à suivre dans le regard
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de ce spécialiste les joies de la contemplation ...
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Notre Vénus avec une souplesse et une lenteur de mouve-
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ments incroyables, exécute son numéro. Parfois avec
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les mains, d'autres fois repliée sur elle-même, elle arrive à
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mettre en valeur les moindres parties de son anatomie.
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Quoique le spectacle soit du déjà vu, il tient son auditoire
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en baleine. La pose finale, où, pieds écartés, elle se renverse
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en arrière et parvient à ramener la tête entre ses jambes,
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apporte une note insolite.
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Changement de tempo.
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Les Garcia d'Espagne sur un rythme endiablé de l'Andalou-
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sie entrent à grands coups de talon sur la piste.
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Ils portent le costume traditionnel; pour l'homme, sombrero,
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veste noire sur le torse nu, collants et bottes; pour la femme,
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corsage serré, bien échancré au dos et la longue jupe à
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traîne avec les multiples rangs de dentelles qui la caracté-
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risent. Le danseur bien cambré, sollicite l'attention de sa
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compagne qui se veut espiègle. L'auditoire s'est vite mis
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au diapason des talons qui claquent, claquent... A la suite
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d'un tourbillon effréné, qui fait sauter l'or et le bleu de la
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jupe, ils s'arrêtent pile au milieu de la piste. L'Andalou,
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recouvre de son large sombrero, la fille agenouillée à ses
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pieds.
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Silence ... La musique reprend et les danseurs se relancent
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mais, sur la piste on peut voir le corsage de la fille. Aux
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sons explosifs du Flamenco, les castagnettes sous les doigts
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agiles de la gitane sont en folie. Elle offre avec désin-
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volture ses seins lourds à l'envie de son partenaire qui à
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grands coups de talons pirouette, sollicite ses faveurs. Puis
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