Chapitre 3 - Club Eroden Page 73



Le maître de cérémonies adresse quelques souhaits de bien-
venue, puis il présente les principaux responsables:
La mise en scène et les costumes sont de la création
de Johanne.
Les robes des serines ont été tirées d'après une
esquisse de Léonar Fini.
Aigle royal est la création du sculpteur mexicain
Thorez.
Et le spectacle commence.
Six spécimens de jeunesse et de force, des gars de dix-huit
ans, pas plus, entrent en piste. Ils donneront, nus selon la
tradition grecque, une exhibition de lutte gréco-romaine.
Ils se forment en équipe. Les muscles se gonflent au premier
contact, les prises s'accrochent, demeurent figées quelques
secondes. Les lutteurs s'écartent et recommencent. Le spec-
tacle tient plus du ballet que de la lutte, mais Anik se lasse
vite de cet exposé de virilité et d'adresse. Un regard chez
les assistants lui prouve que ces dames apprécient beaucoup
l'exhibition. Esther (madame Griffon) lui prend la main
et lui glisse à l'oreille: « Que c'est beau cette jeunesse! »
Madame Fleur de Lotus se présente dans un numéro d'as-
souplissement. Les micros égrènent une musique aux sons
bizares et Fleur de Lotus, une Chinoise ou Vietnamienne
toute menue dans la trentaine, entre en scène. Mains jointes,
elle salue en courbettes cérémonieuses comme, seules, les
Orientales savent le faire. Puis, avec cette féminité propre
à sa race, elle glisse la fermeture éclair de sa tunique et en
sort nue; elle est complètement épilée. Cette petite femme
à chair dorée, soulève l'approbation des assistants.
— Comme elle est belle s'écrie sa voisine!