Le maître de cérémonies adresse quelques souhaits de bien-
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venue, puis il présente les principaux responsables:
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La mise en scène et les costumes sont de la création
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de Johanne.
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Les robes des serines ont été tirées d'après une
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esquisse de Léonar Fini.
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Aigle royal est la création du sculpteur mexicain
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Thorez.
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Et le spectacle commence.
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Six spécimens de jeunesse et de force, des gars de dix-huit
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ans, pas plus, entrent en piste. Ils donneront, nus selon la
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tradition grecque, une exhibition de lutte gréco-romaine.
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Ils se forment en équipe. Les muscles se gonflent au premier
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contact, les prises s'accrochent, demeurent figées quelques
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secondes. Les lutteurs s'écartent et recommencent. Le spec-
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tacle tient plus du ballet que de la lutte, mais Anik se lasse
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vite de cet exposé de virilité et d'adresse. Un regard chez
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les assistants lui prouve que ces dames apprécient beaucoup
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l'exhibition. Esther (madame Griffon) lui prend la main
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et lui glisse à l'oreille: « Que c'est beau cette jeunesse! »
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Madame Fleur de Lotus se présente dans un numéro d'as-
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souplissement. Les micros égrènent une musique aux sons
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bizares et Fleur de Lotus, une Chinoise ou Vietnamienne
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toute menue dans la trentaine, entre en scène. Mains jointes,
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elle salue en courbettes cérémonieuses comme, seules, les
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Orientales savent le faire. Puis, avec cette féminité propre
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à sa race, elle glisse la fermeture éclair de sa tunique et en
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sort nue; elle est complètement épilée. Cette petite femme
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à chair dorée, soulève l'approbation des assistants.
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— Comme elle est belle s'écrie sa voisine!
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