Chapitre 3 - Club Eroden Page 65



de familiarité, il prend les femmes par la taille, mais per-
sonnellement, je n'ai absolument rien à lui reprocher; vous
me comprenez, inspecteur.
— Anik, les voyais-tu souvent ensemble?
— Rarement, Jeanne. Nous les voyions tous les trois dans le
bureau, sauf le mardi, ou peut-être le mercredi. Peu après
l'un ou l'autre s'occupait de nous.
— C'est en effet mardi, le docteur Michel Griffon a un cours
à la faculté.
— Pourrais-tu identifier lequel des deux frères parlait avec
Evelyne, derrière le paravent?
—Mais, Jeanne, par simple déduction, il n'y a pas de
doute possible, il s'agissait certainement de Marcel, le mari
d'Esther. Pour répondre à ta question, je dois dire que pour
identifier l'un ou l'autre des jumeaux, nous n'avons comme
garantie que la veste blanche ou bleue.
—Mademoiselle Anik, continuerez-vous vos visites au club
Eroden?
— Je le crois, inspecteur. Je suis très curieuse de nature.
—Soyez prudente. Regardez tout, notez le moindre petit
détail et surtout rappelez-vous que vous ne connaissez per-
sonne à la police, ça c'est très important.
— Comptez sur ma discrétion.
— Jeanne, le temps file. Nous devons partir.
— Merci encore, mademoiselle. A bientôt, Doc.
—Charmée de vous avoir connu inspecteur. Jeanne, je
compte bien reprendre notre petite sortie, mais cette fois-ci,
je choisirai moi-même l'endroit.
— Avec plaisir, Anik.