Chapitre 3 - Club Eroden Page 64



Anik revient et s'affaire au service.
— Nous parlions de ton journal, Anik.
— Je vous félicite mademoiselle. C'est un document concis,
clair, avec tous les détails importants. Vous me feriez une
excellente assistante.
— Paul, je t'en prie, ne lui donne pas d'idée. Tu sais, à ta
place, je m'estimerais déjà satisfait d'avoir la collaboration
de mademoiselle Jeanne.
— Merci, docteur.
— Vous avez trouvé quelque chose inspecteur?
— Il est un peu tôt pour voir clair dans toute cette affaire.
J'admets que les Griffon me paraissent suspects. Suspect!
C'est un grand mot. Non, à la vérité, disons que nous som-
mes, Jeanne et moi, aiguillonnés par tous les secrets qui en-
tourent la clinique et le club.
— Je vais vous confier un petit secret. Le couple que vous
avez identifié hier soir, exige que nous réfléchissions sur
tout ceci. Ils ne sont pas majeurs.
— Les avez-vous arrêtés?
— Rassurez-vous, mademoiselle. Il ne s'agissait que de con-
naître leur identité et leur domicile. Rien de plus, pour le
moment!
—Dites-moi, Anik, le docteur Michel Griffon ne se dépar-
tit jamais de son sérieux? D'après vous, s'intéresse-t-il aux
femmes? N'a-t-il jamais, à l'occasion d'une entrevue ... à
la clinique, esquissé un geste ... ?
—Non, Jeanne. Seule cette remarque lors de l'examen.
J'ai pris ça comme un compliment.
— Je vois.
— Auriez-vous à nous dire quelque chose sur son frère? ——
—Que voulez-vous savoir inspecteur? Il parle avec assez
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