Installées dans ce décor familier, elles se regardent et pouf-
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fent de rire.
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— Je parierais que ce fou rire est le résultat d'une bonne
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frousse.
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— Vous avez deviné juste.
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Anik, tout à fait remise de ses émotions, raconte avec toute
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une série de qualificatifs assez ronflants, l'exploit de son
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amie Jeanne.
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Puis Jeanne prend congé.
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Anik vient s'installer en travers du fauteuil de cuir rouge
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sur les genoux de son père. Elle se pelote contre lui, lui
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abandonne ses lèvres et goûte le plaisir que lui procure ces
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lèvres familières.
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L'inspecteur Leclerc a lu le rapport de son assistante sur la
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visite aux discothèques. A la suggestion de Jeanne, ils con-
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viennent d'aller chez les Longchamps, afin de remercier
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Anik de son concours. C'est un matin de détente pour le
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docteur et cette visite imprévue lui est très agréable.
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— Bonjour Paul, Mlle Bertin. Entrez donc. Je vais appeler
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ma fille.
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—Docteur, voudriez-vous dire à Anik qu'elle a une visite,
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mais réservez-moi la surprise de lui présenter mon patron.
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— Paul, cet uniforme te va bien. Je crois que c'est la pre-
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mière fois que je te vois en tenue officielle.
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— Merci Doc. Ne m'en veuille pas pour cette petite mise en
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scène, mais nous avons une inspection un peu spéciale ce
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matin. Tu sais, je le porte une ou deux fois l'an.
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— Dommage. Ça te va si bien.
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