Chapitre 3 - Club Eroden Page 59



on ne semble pas dupe. Alors, Jeanne les dévisage avec
arrogance, porte une cerise à sa bouche, la fait tourner entre
ses lèvres avant d'en casser la tige. Enfin! Ça y est! Elle
sent une pression sur sa cuisse. Anik a reconnu quel-
qu'un ... Elle se retourne vers Jeanne, veut lui parler, mais
la pression de sa main sur sa fesse, se veut impérative, Anik
se décide enfin, elle passe sa jambe sur celle de Jeanne et
se retrouve presque assise sur son amie.
— Prends-moi par le cou.
La main remonte sur ses reins et la presse gentiment, tout
contre elle. Anik a pris Jeanne par le cou, elle peut ainsi
lui décrire facilement le couple qu'elle a reconnu sur la
droite. Elle sent alors la main qui se faufile vers sa poitrine,
les doigts qui s'attardent, semblent caresser ses seins. C'est
cependant la montre sautoir qu'ils ouvrent. Jeanne a terminé
ses manipulations, elle prend Anik par la chevelure, lui
renverse la tête en arrière et applique carrément ses lèvres
sur sa bouche. A vrai dire, Anik ne sent pas ces lèvres,
elle ne sent pas le froid du boîtier contre sa peau, elle ne
sent rien, si ce n'est qu'une peur atroce ...
Le baiser s'achève et la voix rassurante de son amie lui ap-
porte un certain réconfort.
— Ne craignez rien. Rassurez-vous. Nous sortirons tel que
convenu. Vous vous appuierez sur moi.
Elles reprennent leur position sur le banc, Jeanne observe
Anik ... « Prête? On y va. »
Elles se lèvent et toutes deux étroitement enlacées traver-
sent la piste. Elles ont fait presque la moitié de la distance
qui les sépare de la sortie lorsqu'Anik, prise de panique,
sent ses jambes défaillir, mais ... une douleur provoquée par
les doigts qui lui entrent dans les côtes la fait se ressaisir.