on ne semble pas dupe. Alors, Jeanne les dévisage avec
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arrogance, porte une cerise à sa bouche, la fait tourner entre
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ses lèvres avant d'en casser la tige. Enfin! Ça y est! Elle
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sent une pression sur sa cuisse. Anik a reconnu quel-
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qu'un ... Elle se retourne vers Jeanne, veut lui parler, mais
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la pression de sa main sur sa fesse, se veut impérative, Anik
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se décide enfin, elle passe sa jambe sur celle de Jeanne et
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se retrouve presque assise sur son amie.
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— Prends-moi par le cou.
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La main remonte sur ses reins et la presse gentiment, tout
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contre elle. Anik a pris Jeanne par le cou, elle peut ainsi
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lui décrire facilement le couple qu'elle a reconnu sur la
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droite. Elle sent alors la main qui se faufile vers sa poitrine,
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les doigts qui s'attardent, semblent caresser ses seins. C'est
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cependant la montre sautoir qu'ils ouvrent. Jeanne a terminé
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ses manipulations, elle prend Anik par la chevelure, lui
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renverse la tête en arrière et applique carrément ses lèvres
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sur sa bouche. A vrai dire, Anik ne sent pas ces lèvres,
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elle ne sent pas le froid du boîtier contre sa peau, elle ne
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sent rien, si ce n'est qu'une peur atroce ...
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Le baiser s'achève et la voix rassurante de son amie lui ap-
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porte un certain réconfort.
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— Ne craignez rien. Rassurez-vous. Nous sortirons tel que
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convenu. Vous vous appuierez sur moi.
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Elles reprennent leur position sur le banc, Jeanne observe
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Anik ... « Prête? On y va. »
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Elles se lèvent et toutes deux étroitement enlacées traver-
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sent la piste. Elles ont fait presque la moitié de la distance
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qui les sépare de la sortie lorsqu'Anik, prise de panique,
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sent ses jambes défaillir, mais ... une douleur provoquée par
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les doigts qui lui entrent dans les côtes la fait se ressaisir.
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