toute cette affaire. D'ailleurs le patron est intraitable sur ce
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point.
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—Très astucieux. Je me croirais à la TV, dans un de ces
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films de gangs ...
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— Nous irons en premier à la Sauterelle. Vous connaissez
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cette boîte?
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— Oui. J'y fais un saut à l'occasion.
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La Sauterelle, endroit familier pour Anik, ne présente aucu-
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ne surprise. Musique à vous briser les tympans, ondes lumi-
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neuses qui sautent constamment et un bon Martini.
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— Vous ne voyez personne? Alors, allons au 222.
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Dans la voiture, Anik s'enquiert auprès de sa compagne de
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cette boîte, le 222, qu'elle ne connaît pas.
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— Bah! L'atmosphère vous paraîtra plus lourde, les gens un
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peu moins guindés, mais ça demeure une bonne boîte. Dès
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leur entrée, Anik constate que le luxe pour une chose, fait
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défaut. La musique d'ici ressemble à l'autre mais ici, pas de
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jeux de lumière. Jeanne avait raison, sa tenue s'accommode
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mieux au lieu. C'est plein à craquer et seul un coup de veine
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les favorise, d'une table, tout au fond de la salle. On apporte
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les Martini sans cérémonie.
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Des gars louchent vers leur table et Jeanne demande à Anik
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de se rapprocher d'elle.
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— Prenez tout votre temps. Soyez à l'aise.
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Ici des jeunes, des habillés, des plus déshabillés sautent au
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rythme des guitares électriques sur une piste encombrée.
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Anik ne cesse de dévisager tout ce monde.
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Un deuxième verre et toujours rien.
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— Venez, chère amie, poursuivons notre randonnée.
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— Où allons-nous, Jeanne?
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