Chapitre 3 - Club Eroden Page 56



toute cette affaire. D'ailleurs le patron est intraitable sur ce
point.
—Très astucieux. Je me croirais à la TV, dans un de ces
films de gangs ...
— Nous irons en premier à la Sauterelle. Vous connaissez
cette boîte?
— Oui. J'y fais un saut à l'occasion.
La Sauterelle, endroit familier pour Anik, ne présente aucu-
ne surprise. Musique à vous briser les tympans, ondes lumi-
neuses qui sautent constamment et un bon Martini.
— Vous ne voyez personne? Alors, allons au 222.
Dans la voiture, Anik s'enquiert auprès de sa compagne de
cette boîte, le 222, qu'elle ne connaît pas.
— Bah! L'atmosphère vous paraîtra plus lourde, les gens un
peu moins guindés, mais ça demeure une bonne boîte. Dès
leur entrée, Anik constate que le luxe pour une chose, fait
défaut. La musique d'ici ressemble à l'autre mais ici, pas de
jeux de lumière. Jeanne avait raison, sa tenue s'accommode
mieux au lieu. C'est plein à craquer et seul un coup de veine
les favorise, d'une table, tout au fond de la salle. On apporte
les Martini sans cérémonie.
Des gars louchent vers leur table et Jeanne demande à Anik
de se rapprocher d'elle.
— Prenez tout votre temps. Soyez à l'aise.
Ici des jeunes, des habillés, des plus déshabillés sautent au
rythme des guitares électriques sur une piste encombrée.
Anik ne cesse de dévisager tout ce monde.
Un deuxième verre et toujours rien.
— Venez, chère amie, poursuivons notre randonnée.
— Où allons-nous, Jeanne?