Chapitre 3 - Club Eroden Page 55



beaucoup trop chic pour notre petite sortie. Auriez-vous
l'amabilité d'enfiler un pantalon et une blouse; je me sen-
tirais plus à l'aise.
— Certainement. J'en ai pour une minute.
— Prenez tout votre temps.
— Docteur, le patron m'a confié le journal d'Anik. Ces cas
me passionnent.
— Déjà revenue! Vous avez fait vite.
— Je ne tenais pas à vous faire attendre made . ..
— Non, je vous en prie, appelez-moi Jeanne. Oubliez le
lieutenant et aussi la police. Sortons comme deux amies.
— Avec plaisir Jeanne. Même chose pour moi.
Une fois installée dans la voiture, Jeanne ouvre la montre
sautoir qu'elle porte en guise de collier et presse sur un
bouton. Anik, ce petit bijou dissimule un radio émetteur
récepteur qui me permet d'entrer en contact avec notre
ombre qui, elle, ne se montrera pas.
— Si je saisis bien, un autre policier nous suit. Oh! vous
me faites peur Jeanne. Pourquoi toutes ces précautions?
—Simple routine. Maintenant mettons-nous d'accord.
Nous visiterons un, deux, peut-être trois endroits selon notre
bonne fortune. Voici le sénario; on entre, on commande
une boisson et vous inspectez les gens dans la salle. Si vous
reconnaissez l'un des danseurs que vous avez vus au club
Eroden, vous me l'indiquez tout simplement. Nous finirons
alors nos verres et nous quitterons les lieux en essayant de
rester très discrètes. Grâce à la montre, je communiquerai
le renseignement à mon collègue qui lui, se chargera de
l'affaire. De cette façon, nous vous tiendrons à l'écart de