Lorsque Griffon m'a parlé de ce club, j'y ai installé mes
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pénates. Ici, au moins, je vis selon mes goûts, j'écoute la
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musique qui me plaît et je m'offre à l'occasion une aventure
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sans avoir à craindre le chantage et les emmerdements. Ma
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fille croit à l'existence d'une maîtresse, ça m'est bien égal.
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Mais revenons à vous. Est-ce que vous comptez fréquenter
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ce club régulièrement?
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— Pas vraiment. Quelques visites me suffiront pour m'é-
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clairer. J'avoue que je crains les avances de Madame Grif-
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fon, mais votre chalet m'a emballée. J'aurais aimé le voir
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animé.
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— Pauvre vous! Vous y tenez? Après le spectacle, ils mon-
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tent tous aux étages supérieurs et, là, à moitié drogués, ils
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s'adonnent à leur petit jeu. Ces soirs-là, je préfère la
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tranquillité de ma roulotte.
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— Je peux voir la chambre? Toujours la curiosité.
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Il appuie sur une fleur de cuivre et la tenture glisse.
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— Comme c'est joli!
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Le grand lit qui tient tout l'espace du plancher baigne dans
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la lumière. Un dôme semi-circulaire, composé d'éléments
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formant des hexagones qui retiennent autant de miroirs dans
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leur cadre. Ce bois doré, les verres, la lumière, ça vous
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coupe le souffle.
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— Etendez-vous sur le lit.
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Elle se glisse au centre de ce petit univers et reçoit des
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centaines d'images de sa silhouette, le corps vu en entier et
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en parties. Tous les gestes se décomposent... elle imagine
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un couple ... elle n'en croit pas ses yeux. Elle n'a jamais
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rien vu de tel, même au cinéma.
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— Où dénichez-vous ces roulottes?
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— On les achète nues, c'est-à-dire non finies et on les confie
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&c
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