rehaussé aux joints par des moulures noires laquées, ils
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sont agrémentés d'appliques en bronze qui rappellent le style
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Empire, tels les aigles et les colonnades que nous laissèrent
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cette époque célèbre. Une fresque érotique peinte d'après les
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personnages de la Renaissance recouvre entièrement le pla-
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fond coupole; le tout baigne dans une lumière diffuse
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dissimulée derrière la décoration. Meublé de fauteuils mo-
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dernes en cuir souple, le petit salon à quatre places qui
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rayonne autour d'une magnifique table de fine marqueterie
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en bois qui reçoit en son centre évidé le stéréo CIRCA.
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Intérieur bien masculin qui reflète le bon goût, le raffine-
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ment.
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— Voilà Anik.
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Cette voix bourrue la ramène à son hôte.
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—Dites-moi, monsieur Jean. Vous me semblez de bien
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mauvaise humeur.
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—De mauvaise humeur! Il y a vraiment de quoi l'être.
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Mais que faites-vous ici? Vous m'avez fait marcher, vous la
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petite vierge au problème psychologique. Il vous fallait jouer
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le jeu ce soir-là ... Elle est bonne celle-là ... Quel imbé-
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cile j'ai été ... J'ai bien marché, ça oui... J'ai cru à votre
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histoire ... Vous êtes tous pareils les jeunes, des putains
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ou des désaxés qui renient notre veau d'or pour en adorer
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un pire. C'est du propre!
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— Vous avez fini de m'insulter? Je pars!
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— Non restez, Anik Excusez-moi. J'ai perdu la tête. Je
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vous en supplie, prenez ce verre avec moi. Lorsque je vous
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ai reconnue à cette table ... le réflexe paternel a pris le
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dessus. Voyez-vous, c'est soir de drogue au club et ça, je ne
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le voulais pas pour vous. Je vous estime trop pour cela ...
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Je sais, je devrais me mêler de mes affaires.
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