plafond lumineux. Aux murs des reproductions de dessins
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érotiques connus et l'écusson du club, un grand « E »
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stylisé. D'un coup d'oeil à sa montre, Anik constate qu'elle
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peut encore se permettre de flâner un peu. Elle détaille les
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croquis de Picasso, Matisse, lorsqu'une voix familière lui
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parvient du bout du salon. Pas d'erreur possible, il s'agit
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du docteur Griffon. C'est ou Michel ou Marcel qui doit
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vraisemblablement parler derrière cet écran chinois. Une
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voix féminine établit le dialogue. Poussée par une curiosité
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bien féminine, Anik s'approche davantage.
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— Mon chéri. Voilà ma surprise.
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—Tu as le chèque! Le notaire Goddar me l'a remis ce
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matin.
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—Alors mon amour, tu m'offres ce petit rituel à la rosé?
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N'oublie pas, tu me l'as promis.
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— Avec plaisir, chère Evelyne. J'arrange cela dès demain.
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— Embrasse-moi mieux que cela. Tu ne me semblés guère
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heureux de mon petit cadeau! Qu'as-tu donc? Par moments
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je ne te reconnais plus. Il n'y a pas si longtemps, tu aimais
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caresser mes seins à me faire mal et maintenant tu les regar-
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des à peine. Depuis la venue de cette Anik, tu es beaucoup
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moins empressé.
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— Que vas-tu chercher là? Tu sais fort bien Evelyne qu'Es-
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ther a les yeux sur cette donzelle.
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—N'empêche que tu m'apprécies moins. Je ne suis pas
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seule à me plaindre. Moi qui me tue sous la lampe soleil
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pour t'offrir la peau que tu aimes.
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— Sois honnête. Tu te fais belle pour ton initiation.
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—Assez bavardé. J'exige un acompte maintenant. L'amour
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sur commande ça vaut mieux que pas d'amour du tout.
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— Mais, Evelyne, je t'aime toujours.
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