laine échevelée. En vérité le tapis moule tout, recouvre
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tout; son motif est un relief avec des creux et des bosses.
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Une atmosphère irréelle se dégage de toute cette masse
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blanche qui rappelle les décors de théâtre, les créations de
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Fellini. Des voix à peine perceptibles l'invitent à poursuivre
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sa visite en détail. Tout au fond, des traits noirs, jaunes et
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rouges tachent la moquette; il s'agit d'un couple en train
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de se cajoler. Elle bat en retraite et se dirige vers le palier
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inférieur qui, à l'encontre du précédent, débouche sur un
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seul espace mais de grandeur impressionnante.
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Elle trouve toujours ce tapis sans fin mais de couleur lilas
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cette fois.
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Cependant, ici, les formes demeurent invisibles. On doit
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s'arrêter un moment pour découvrir un nombre incalculable
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de tabourets, ronds, rectangulaires, carrés, tous de la même
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hauteur. Ça peut ressembler à quoi? Difficile à décrire ...
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Peut-être à une immense tranche de fromage pleine de trous.
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Des lampes aux couleurs vives barrent la route alors que
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d'autres suspendues à des hauteurs variées donnent à la
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pièce une épaisseur intangible. On a l'impression de marcher
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sur un tapis volant, d'être en quelque sorte en plein ciel...
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avec des étoiles partout. Quel raffinement!
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Anik revient sur le palier et fait une découverte étonnante.
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Le retrait du plancher en deçà des murs permet de détailler
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le vitrail encastré dans les verres des lucarnes dont les di-
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mensions coïncident avec l'épaisseur de ce plancher insolite.
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Elle continue vers le niveau inférieur. Enfin, la voici dans
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un décor familier qui tient du salon d'un paquebot de croi-
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sière avec cette piste en bout et le plancher composé de
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deux grandes marches. Ici le cuir, le chrome, les velours
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aux tons chauds baignent dans la lumière diffusée par le
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