Cette architecture toute spatiale avec ses trouées qui vont
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chercher dans les cinquante pieds sous le toit vous coupe
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le souffle. L'oeil n'arrive pas à se fixer, car les séries de
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poutres s'entrecoupent à des niveaux différents et dans des
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sens opposés. Du hall, où elle se trouve, Anik remarque
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plusieurs plans horizontaux qui flottent autour du puits de
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l'escalier. Autre détail, les plafonds s'arrêtent en deçà des
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murs, de sorte que l'on apprécie encore mieux les points de
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fuite des perspectives ainsi créées. Toute cette structure de
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pins de Colombie repose sur des poutres peintes en rouge
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écarlate, ceci crée un contraste sur le bois naturel et la
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maçonnerie de pierre laissée à l'état brut. Anik n'arrive pas
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à se faire une idée des dimensions, chaque élément semble
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gigantesque, toujours ces trous, ces percées qui vont de deux
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à trois niveaux et qui vous empêchent de prendre un point
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de repaire.
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— Anik, prenez tout votre temps pour explorer notre petit
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univers. Un spectacle doit commencer à dix heures et demie
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dans le grand salon ce qui vous laisse tout le temps de faire
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connaissance avec les lieux. Je vous retrouverai tout à
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l'heure.
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Anik grimpe l'escalier d'un trait, jusqu'au palier supérieur,
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elle s'y arrête pour reprendre son souffle et ses jambes. Elle
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se reconnaît, cet étage se situe à la deuxième rangée des
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lucarnes. Du palier où elle se trouve, elle découvre sur la
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droite et la gauche deux immenses taches blanches éclairées
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ici et là par des abat-jour aux couleurs variées du type
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« Tiffany ». Quel étrange arrangement!
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Revenue du choc initial, elle circule à travers toute cette
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étendue de non-couleur qui, en fait, se décompose en une
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multitude de formes variées formant meubles contour; des
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tables, des divans, le tout sculpté à même la moquette de
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