Chapitre 3 - Club Eroden Page 42



Anik arbore le petit bouton au sigle d'Eroden.
— Bonsoir mademoiselle. Un instant. Il consulte une liste.
Anik, c'est bien votre nom?
— Oui monsieur.
—Veuillez vous stationner sur le côté du chalet. Ce bâti-
ment de pierre, dont vous distinguez la masse à travers les
arbres. C'est droit devant vous. Autre chose, mademoiselle.
Vous n'avez pas le droit de circuler à pied ou autrement
sur la propriété sans être accompagnée d'un membre. Je
regrette mais ce sont les ordres.
— Bien monsieur.
Le temps de garer sa Mustang et d'enlever le gilet qu'elle
portait sur sa blouse de dentelle et voilà le bonsoir d'Esther
qui l'accueille.
— Vous voilà! Quelle bonne surprise! Vous permettez?
Elle l'embrasse sans façon.
—Vous admirez notre chalet. Il est beau, n'est-ce pas?
Cette appellation de chalet ne lui convient guère mais les
membres le préfèrent à celle de vieux moulin. Il servait
autrefois à mouler le grain mais la grande roue a disparu.
Entre nous, seuls les vieux murs de pierre subsistent, tout
le reste, de la cave au grenier, a été reconstruit dans le même
style.
— Ces verrières aux fenêtres me plaisent beaucoup.
—Vous pourrez en apprécier la valeur de l'intérieur. Ce
sont, en plus d'être des reproductions fidèles de toiles de
grands Maîtres, le travail d'artistes chevronnés. Venez,
chère Anik.
— Comme c'est joli!