Anik arbore le petit bouton au sigle d'Eroden.
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— Bonsoir mademoiselle. Un instant. Il consulte une liste.
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Anik, c'est bien votre nom?
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— Oui monsieur.
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—Veuillez vous stationner sur le côté du chalet. Ce bâti-
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ment de pierre, dont vous distinguez la masse à travers les
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arbres. C'est droit devant vous. Autre chose, mademoiselle.
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Vous n'avez pas le droit de circuler à pied ou autrement
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sur la propriété sans être accompagnée d'un membre. Je
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regrette mais ce sont les ordres.
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— Bien monsieur.
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Le temps de garer sa Mustang et d'enlever le gilet qu'elle
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portait sur sa blouse de dentelle et voilà le bonsoir d'Esther
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qui l'accueille.
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— Vous voilà! Quelle bonne surprise! Vous permettez?
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Elle l'embrasse sans façon.
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—Vous admirez notre chalet. Il est beau, n'est-ce pas?
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Cette appellation de chalet ne lui convient guère mais les
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membres le préfèrent à celle de vieux moulin. Il servait
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autrefois à mouler le grain mais la grande roue a disparu.
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Entre nous, seuls les vieux murs de pierre subsistent, tout
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le reste, de la cave au grenier, a été reconstruit dans le même
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style.
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— Ces verrières aux fenêtres me plaisent beaucoup.
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—Vous pourrez en apprécier la valeur de l'intérieur. Ce
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sont, en plus d'être des reproductions fidèles de toiles de
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grands Maîtres, le travail d'artistes chevronnés. Venez,
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chère Anik.
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— Comme c'est joli!
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