Maintenant père, à moi de poser des questions. Que cher-
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che-t-on?
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— Nous doutions du sérieux de la clinique, tu nous as
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apporté un réponse positive. Pour le reste, rien de bien
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précis ... Ça a commencé avec ces dons de cent mille dol-
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lars, jamais plus, jamais moins, à la clinique Griffon. Une,
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deux fois par année, de tels dons trouvent la voie de cette
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clinique au détriment d'autres centres de recherches, tel le
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coeur, tout aussi important, sinon plus ... Des plaintes
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nous arrivent à l'association et nous ne savons que répondre.
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— Quels sont les donateurs?
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—Des gens très riches, hommes, femmes qui lèguent par
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testament ou de leur vivant: telle Madame de la Tabletière,
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l'an dernier, qui légua une telle somme, qui ne présente en
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fait, étant donné leur fortune, aucune anomalie.
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Mais la question demeure: pourquoi cette série de dons?
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Il y a aussi des plaintes sur madame Griffon et surtout du
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chantage. Des patientes prétendent avoir été insultées, mais
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pour ce qui est des preuves ... N'oublions pas que cette
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clinique a la réputation d'être riche.
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— Mais père, tu ne t'intéresses pas à tout cela?
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—Attends, j'ai un fait plus grave à te raconter, auquel fut
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mêlé le docteur Marcel Griffon. Voici en gros sa version
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de l'affaire:
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« Une inconnue, dans la vingtaine, se présente un soir
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à la clinique Griffon à la suite d'une tentative ratée
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d'avortement. Je passe sur les détails cliniques. Ne
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pouvant rien faire pour elle, le docteur Griffon lui
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injecte un calmant et la conduit sur le champ à l'hôpital
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général. Elle y mourut quelques heures après son
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