Chapitre 2 - La Clinique Page 40



Maintenant père, à moi de poser des questions. Que cher-
che-t-on?
— Nous doutions du sérieux de la clinique, tu nous as
apporté un réponse positive. Pour le reste, rien de bien
précis ... Ça a commencé avec ces dons de cent mille dol-
lars, jamais plus, jamais moins, à la clinique Griffon. Une,
deux fois par année, de tels dons trouvent la voie de cette
clinique au détriment d'autres centres de recherches, tel le
coeur, tout aussi important, sinon plus ... Des plaintes
nous arrivent à l'association et nous ne savons que répondre.
— Quels sont les donateurs?
—Des gens très riches, hommes, femmes qui lèguent par
testament ou de leur vivant: telle Madame de la Tabletière,
l'an dernier, qui légua une telle somme, qui ne présente en
fait, étant donné leur fortune, aucune anomalie.
Mais la question demeure: pourquoi cette série de dons?
Il y a aussi des plaintes sur madame Griffon et surtout du
chantage. Des patientes prétendent avoir été insultées, mais
pour ce qui est des preuves ... N'oublions pas que cette
clinique a la réputation d'être riche.
— Mais père, tu ne t'intéresses pas à tout cela?
—Attends, j'ai un fait plus grave à te raconter, auquel fut
mêlé le docteur Marcel Griffon. Voici en gros sa version
de l'affaire:
« Une inconnue, dans la vingtaine, se présente un soir
à la clinique Griffon à la suite d'une tentative ratée
d'avortement. Je passe sur les détails cliniques. Ne
pouvant rien faire pour elle, le docteur Griffon lui
injecte un calmant et la conduit sur le champ à l'hôpital
général. Elle y mourut quelques heures après son