Ils s'installent dans les fauteuils contour, les jambes allon-
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gées sur le tabouret commun, les coupes de Champagne ...
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un petit spécial pour fêter le retour d'Anik . . . roulent entre
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les doigts; on s'accorde quelques instants de rêverie.
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Anik, heureuse de retrouver l'atmosphère familière se recro-
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queville dans le creux du cuir souple, comme une chatte.
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L'odeur du havane se mêle à celle plus épicée de la lotion,
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le Champagne glisse comme du velours dans la gorge, Anik
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est parfaitement heureuse.
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— J'ai lu ton journal. Quelle précision! Je te félicite. Je
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pourrai enfin affirmer avec certitude à mes collègues que
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les travaux de la Clinique Griffon se tiennent dans un cadre
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professionnel strict et que rien ne peut permettre la moindre
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critique.
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— Mais alors, Anik! Pourquoi veux-tu prolonger inutile-
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ment cette indiscrétion auprès des Griffon? Tu sais fort bien
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que ce club sélect n'offre aucune issue aux investigations
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d'où qu'elles viennent. Des adultes peuvent se permettre
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un tas de choses pour autant que ça reste entre eux; la loi est
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ainsi faite.
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— Je sais, père. Vois-tu, une phrase de madame Griffon
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s'est ancrée dans ma mémoire:
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— Le club met en pratique notre enseignement! Ça permet
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pas mal de suppositions n'est-ce pas? Tu me connais, je suis
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curieuse de nature et terriblement têtue. Ne crois-tu pas
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que ton ami serait heureux d'en connaître un peu plus long
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sur Eroden?
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— Tu comptes toujours lui remettre mon journal?
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— Certainement, Anik. Dis-moi. Cette comédie au bain
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