Ils sont tous là en costume nature car, à l'exception de Mlle
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Pauline, ils s'accommodent fort bien de leur nudité. On
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attend l'arrivée du moniteur pour entrer dans l'eau.
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—Bonjour. Vous avez bien dormi? Mademoiselle Jacque-
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line ne viendra pas ce matin.
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Contrairement à ses collègues, madame Griffon remonte
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ses tresses en pile sur sa tête, se départit de son couvre-tout
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et les invite à se joindre à elle au bain.
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Elle prend place dans la ronde et commande les mouve-
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ments.
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— Tenez-vous par la taille. — Resserrez le cercle. Reculez.
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Tous, remontez vos mains à la hauteur de la poitrine. Allons
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M. Marc. Suivez mes mouvements; balancez votre corps à
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droite, à gauche. Puis après quelques minutes elle décrète
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des exercices libres.
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— Libres, dites-vous?
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— Oui, Marcelle, les caresses sont permises.
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Tous se regardent, s'examinent et enfin les couples donnent
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l'exemple. Les autres suivent... Les maris changent de
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partenaires ... Les filles aux poitrines opulentes, Pauline,
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Isabelle, Lucette ... reçoivent beaucoup d'attention. On
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s'en donne à coeur joie depuis le temps que l'on se reluque.
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Seule madame Griffon, la plus jolie de ces dames, avec cette
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peau ni claire ni foncée commande le respect; aucun mem-
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bre du groupe n'ose poser un geste sur elle. Monsieur Jean
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a vite délaissé Anik pour des appâts plus prometteurs.
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Anik, aux seins menus, n'attire personne ...
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Elle en profite pour examiner tous ces gens; elle n'en croit
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pas ses yeux.
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— Comment mademoiselle Anik? On ne s'occupe pas de
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