Chapitre 2 - La Clinique Page 28



Ils sont tous là en costume nature car, à l'exception de Mlle
Pauline, ils s'accommodent fort bien de leur nudité. On
attend l'arrivée du moniteur pour entrer dans l'eau.
—Bonjour. Vous avez bien dormi? Mademoiselle Jacque-
line ne viendra pas ce matin.
Contrairement à ses collègues, madame Griffon remonte
ses tresses en pile sur sa tête, se départit de son couvre-tout
et les invite à se joindre à elle au bain.
Elle prend place dans la ronde et commande les mouve-
ments.
— Tenez-vous par la taille. — Resserrez le cercle. Reculez.
Tous, remontez vos mains à la hauteur de la poitrine. Allons
M. Marc. Suivez mes mouvements; balancez votre corps à
droite, à gauche. Puis après quelques minutes elle décrète
des exercices libres.
— Libres, dites-vous?
— Oui, Marcelle, les caresses sont permises.
Tous se regardent, s'examinent et enfin les couples donnent
l'exemple. Les autres suivent... Les maris changent de
partenaires ... Les filles aux poitrines opulentes, Pauline,
Isabelle, Lucette ... reçoivent beaucoup d'attention. On
s'en donne à coeur joie depuis le temps que l'on se reluque.
Seule madame Griffon, la plus jolie de ces dames, avec cette
peau ni claire ni foncée commande le respect; aucun mem-
bre du groupe n'ose poser un geste sur elle. Monsieur Jean
a vite délaissé Anik pour des appâts plus prometteurs.
Anik, aux seins menus, n'attire personne ...
Elle en profite pour examiner tous ces gens; elle n'en croit
pas ses yeux.
— Comment mademoiselle Anik? On ne s'occupe pas de