Chapitre 2 - La Clinique Page 27



trine qui, croyez-moi, complète agréablement votre silhouet-
te. Vous pardonnerez ma façon d'exprimer les choses, je
ne suis guère poète. Ce sacré Michel avait raison! L'on
ressent une plus grande satisfaction à admirer ainsi une fort
jolie fille en toute quiétude. On agit toujours avec cette idée
fixe de la fin et ça gâte tout.
Je parle ... Je parle ...
—Monsieur Jean, j'aime vous entendre discourir ainsi sur
ma petite personne. Vous me donnez confiance ...
— Mademoiselle, puis-je me permettre?
— Allons! Cher monsieur, jouons le jeu.
—Vous lèveriez-vous? J'aimerais détailler cette admirable
composition.
Désireuse de répondre au désir de ce partenaire courtois
elle se lève, se tient bien droite, pivote lentement, revient à
la position première ...
Mais la tentation se révèle trop forte, soudain un bras lui
enlace la taille, il la dépose sur le lit. Alors même qu'elle
perçoit qu'on commence l'exploration de son corps Anik
d'une main tremblante entre dans la ronde des attouche-
ments ...
La séance se prolongera tard dans la nuit...



Comme tous les matins Anik se rend au bain. Elle entre-
voit à travers le vitrage du bureau les jumeaux Griffon et
madame et se demande qui des trois prendra charge des
exercices.