sion. Il lui tend une cigarette, le feu, et se retire dans le
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fauteuil au fond de la pièce.
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— Cher monsieur, le hasard permet cette rencontre insolite
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(n'est-ce pas le mot précis) si ce n'était du but précis que
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nous poursuivons ici; se libérer de contraintes ridicules. Je
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crois que nous devons nous incliner et entrer dans l'esprit
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de cette cure avec le plus de naturel possible.
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— Vous permettez?
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Elle enlève son peignoir, tasse les oreillers et s'installe genoux
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repliés à la tête du lit.
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—Faites de même, cher ami. Le docteur Griffon a men-
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tionné l'odorat, la vue et le toucher. Approchez-vous, je
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vous en prie.
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— Mademoiselle Anik vous me facilitez les choses. Je n'au-
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rais pas voulu profiter des circonstances ...
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Il enlève sa robe de chambre et répondant à l'invitation,
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prend place au pied du lit. Cette présence incongrue, bien
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dressée, ne lui cause aucun embarras.
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— Mademoiselle, permettez-moi de vous complimenter sur
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le choix de votre parfum. Pour le reste les mots seraient
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inutiles. Je serai franc; pour moi il n'y a pas de problème.
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Veuf depuis un an et comptant me remarier j'ai suivi l'avis
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du docteur, mon ami, et je me suis joint à cette clinique.
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Surtout ne me dites rien, mademoiselle. Au fait, je ne vous
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ai rien révélé, mes gestes auraient parlé d'eux-mêmes.
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— Rassurez-vous je m'en tiendrai aux consignes: odorat, vue
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et toucher.
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Elle a esquissé un geste.
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— Non. Nous avons tout notre temps. Je désire m'en tenir
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pour le moment au sens de la vue. Vous êtes très belle,
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Anik. C'est curieux, à vous voir ainsi j'apprécie votre poi-
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