Elle se prélasse dans l'eau chaude à laquelle les sels d'algues
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ont donné une couleur émeraude, elle se fait nonchalante.
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Le temps passe et il faut agir. C'est à regret qu'elle quitte
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la chaleur bienfaisante du bain, se sèche lentement en jetant
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des coups d'oeil à sa silhouette que lui renvoie le miroir.
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Elle demeure indécise sur le choix du parfum à employer.
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Lequel convient le mieux à une telle circonstance? « Fem-
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me » de Rochas? « Cabochon »? Un peu des deux. Oui. Peut-
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être! « Poivre » un délicieux parfum assez épicé, voici un
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choix judicieux. Aime-t-il les épices? Quoi qu'il en soit,
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elle opte pour « Poivre », endosse son peignoir de soie et
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s'allonge sur son lit. Lorsqu'elle a décidé de se joindre au
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groupe elle en acceptait toutes les implications. De tous les
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célibataires (il doit l'être car il est seul) monsieur Jean lui
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semble le plus normal. Un peu bedonnant il est vrai...
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mais un regard franc qui fouille votre corsage sans com-
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plexe. A tout prendre, ça ira avec lui. Elle se doit d'entrer
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dans le jeu.
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Elle perçoit à peine le son clair de l'horloge de la salle de
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séjour qui sonne le quart.
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— Viendra-t-il?
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— Son invitation était-elle assez claire?
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Il y a une bonne demi-heure qu'il a regagné sa chambre.
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Enfin un coup discret à la porte de la chambre de bain ...
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— Entrez, monsieur Jean.
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—Bonsoir, mademoiselle Anik. Vous me voyez très flatté
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de votre invitation.
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Frais rasé, enveloppé d'une robe de chambre de pure soie
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avec pochette assortie, ce monsieur lui fait bonne impres-
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