Chapitre 2 - La Clinique Page 16



tre à l'allure si réservée, le docteur Michel qu'elle a con-
sulté. Mais, quelle ressemblance! . . .
Le temps d'un éclair leurs regards se croisent et son hôte
madame Griffon lui devient sympathique. Enveloppée dans
un ensemble de velours cordé rouge au profond décolleté,
cette très jolie femme (son père avait raison) captive ses
voisins. Ce monsieur dans la cinquantaine, François ou
Jean, elle ne se souvient pas, à l'allure joviale et aux maniè-
res agréables n'a d'yeux que pour les promesses révélatrices
du décolleté. Elle aurait aimé établir un certain contact
avec ce monsieur. Ding ... dong ... la fourchette d'argent
qui heurte le cristal réclame leur attention. Le docteur
Griffon va parler.
—Bienvenue à tous. Ma femme et moi nous sommes heu-
reux de vous accueillir sous notre toit. Soyez assurés que
nous ferons tout en notre pouvoir pour rendre votre séjour
ici agréable et fructueux. Mon frère, le docteur Michel, vous
rencontrera demain matin et vous indiquera la marche de
cette clinique. Vous trouverez dans vos chambres l'horaire
du jour. Je me permets de vous suggérer, lors des périodes
libres, des marches dans la campagne environnante et sur-
tout aux abords de la rivière qui offrent des coins charmants,
où il fait bon de rêver et aussi, à l'occasion, de faire le point.
Je dois pourtant vous demander de respecter les affiches
qui portent l'inscription PRIVE. Elles indiquent les parties
de ce domaine en sous-location et ils ne vous appartient
pas d'en franchir les limites. Merci! Ma femme vous mon-
trera maintenant les chambres.
On attribue par pur hasard la chambre no 7, voisine de
celle du gros monsieur sympathique, M. Jean, à Anik. Ils
font plus ample connaissance et ils établissent de petits