tre à l'allure si réservée, le docteur Michel qu'elle a con-
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sulté. Mais, quelle ressemblance! . . .
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Le temps d'un éclair leurs regards se croisent et son hôte
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madame Griffon lui devient sympathique. Enveloppée dans
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un ensemble de velours cordé rouge au profond décolleté,
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cette très jolie femme (son père avait raison) captive ses
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voisins. Ce monsieur dans la cinquantaine, François ou
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Jean, elle ne se souvient pas, à l'allure joviale et aux maniè-
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res agréables n'a d'yeux que pour les promesses révélatrices
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du décolleté. Elle aurait aimé établir un certain contact
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avec ce monsieur. Ding ... dong ... la fourchette d'argent
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qui heurte le cristal réclame leur attention. Le docteur
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Griffon va parler.
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—Bienvenue à tous. Ma femme et moi nous sommes heu-
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reux de vous accueillir sous notre toit. Soyez assurés que
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nous ferons tout en notre pouvoir pour rendre votre séjour
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ici agréable et fructueux. Mon frère, le docteur Michel, vous
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rencontrera demain matin et vous indiquera la marche de
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cette clinique. Vous trouverez dans vos chambres l'horaire
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du jour. Je me permets de vous suggérer, lors des périodes
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libres, des marches dans la campagne environnante et sur-
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tout aux abords de la rivière qui offrent des coins charmants,
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où il fait bon de rêver et aussi, à l'occasion, de faire le point.
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Je dois pourtant vous demander de respecter les affiches
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qui portent l'inscription PRIVE. Elles indiquent les parties
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de ce domaine en sous-location et ils ne vous appartient
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pas d'en franchir les limites. Merci! Ma femme vous mon-
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trera maintenant les chambres.
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On attribue par pur hasard la chambre no 7, voisine de
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celle du gros monsieur sympathique, M. Jean, à Anik. Ils
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font plus ample connaissance et ils établissent de petits
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