tions douteuses et découvre enfin le pavillon de vieilles
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pierres qui rappelle la Normandie.
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Un homme de cour ouvre la portière. Sur le perron madame
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Griffon, Esther, une déesse aux longs cheveux noirs l'ac-
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cueille d'un sourire engageant.
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—Bonjour mademoiselle Anik. Soyez la bienvenue parmi
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nous! Les autres sont déjà là. Venez mais n'oubliez pas,
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ici vous êtes seulement Anik; on ne porte que les prénoms.
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Un instant plus tard, malgré la porte de l'extérieur, la
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nouvelle arrivée ne sent aucune transition avec la salle de
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séjour. Les présentations commencent. M. Paul, Mme
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Jeannette, M. Marc, Mlle Pauline, Jacqueline, M. Gérard,
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Mlle Lucette, M. François, Mme Marcelle, Mlle Isabelle,
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M. Jean voici mademoiselle Anik qui vient compléter notre
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petit groupe.
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Cocktails, paroles inutiles et les voilà déjà tous installés
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autour de la table présidée par le docteur Marcel Griffon
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qui s'est joint à eux à la toute dernière minute. Madame
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Griffon se tient à l'autre bout de la tablée.
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Le silence, qui se fait dans son entourage, lui permet de
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jauger ce groupe d'inconnus qui, par la force des choses,
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deviendront vite des intimes sans que l'on connaisse pour
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autant leur identité.
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Quelle curieuse aventure! ...
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C'est en femme qu'elle juge l'assemblée. Elle scrute les
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pierres qui scintillent aux doigts et en déduit qu'elles ap-
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partiennent à une classe privilégiée; les diamants et pierres
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qu'elle voit scintiller font au moins deux à trois carats. Elle
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risque un regard au bout de la table. Cette réplique exacte
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mais souriante, cet homme détendu fait contraste avec l'au-
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