A des sexes dressés ... J'essaie en vain de pro-
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longer mes enjambées. Mon voile a glissé de mon
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épaule et un pan traîne jusqu'à terre. Tous ces
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cactus qui me guettent de leurs épines.
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Pourquoi? Mais pourquoi mon voile s'est-il accro-
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ché? Les mains croisées sur ma poitrine je me
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protège de mon mieux, je m'efforce d'avancer plus
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vite, plus vite, mais sans succès ... mes jambes
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ne répondent plus ... je me sens fatiguée ...
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- Détendez-vous. Ça va mieux?
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Me voici dans un long couloir sans fin ... ni
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forme ... Je suis lasse.
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• Pouvez-vous préciser ce couloir?
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Oui, il se concrétise ... les proportions s'éta-
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blissent, les détails se précisent. Je vois, mainte-
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nant, des centaines de portes qui s'alignent de
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chaque côté, tout au long de la projection.
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Je distingue le plafond avec sa courbe vers l'inté-
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rieur ... et tout se resserre. Un plancher en pente
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comme dans les salles de cinéma. J'y suis . ..
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J'y vois clair ... Je suis dans la coursive d'un
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paquebot de croisière, probablement sur un pont
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inférieur car le couloir m'apparaît dans toute sa
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longueur. C'est affreux . . . Affreux! ... A chaque
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porte un steward m'attend et essaie de m'arrêter.
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Je n'avance plus qu'avec effort.. . Mes jambes font
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mal... Je cache mes seins du mieux que je peux,
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car ils sont tous là, des centaines à m'épier, à me
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désirer.
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Ça n'est pas possible! ... la panique s'empare de
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moi. Toujours le même homme, le même visage
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